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 Histoire Littéraire F1010

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lea
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MessageSujet: Histoire Littéraire F1010   Dim 8 Oct 2006 - 20:19

Dates importantes du Moyen-Âge

476: fin de l'Empire Romain
496: Baptême de Clovis
778: Bataille de Roncevaux
800: charlemagne Empereur
842 : Serments de strasbourg ( = premier écrit en Français)
881: Cantilène de Sainte Eulalie
987-996: Hugues Capet= Roi de france
1066: Conquête de l'Angleterre par Guillaume Duc de Normandie
1095: Début des croisades
1099: prise de Jérusalem par les croisés
vers 1100 Rédaction de la chanson de Roland (= chanson de geste)
1130: apparition du gothique
1147-1149: 2ème croisade
vers 1150 : charroi de Nîmes - Le jeu d'Adam
vers 1155: Roman de Thèbes
vers 1160: Roman d'Alexandre
vers 1165: Benoît de sainte-Maure roman de Troie
1170:
marie de France Lais
Chrétien de Troyes Erec et Enide
1175: Béroul Roman de Tristan
1178: Chrétien de Troyes Le chevalier de la charrette et le chevalier au lion
1181: Chrétien de Troyes Le conte du Graal
1189-1192: 3eme croisade avec Auguste, Barberousse et Richard Coeur de lion
1190: Prise d'Orange
1202-1204: 4ème croisade
1204: Prise de Constantinople
1212-1221: 5ème croisade
1215: Fondation de l'Université de Paris
1220:
Lancelot en prose
Guillaume de Lorris Roman de la rose
1128-1229: 6ème croisade
1228 Le roman de renart
1248-1254: 7ème croisade avec St-Louis
vers 1260: Rutebeuf Poèmes de l'infortune
1270: 8ème croisade
1328:
règne de Philippe VI
Guerre de Cent ans ( 1337-1453)
1454: François Villon Lais
1455: Impression de La Bible Gutenberg
1461: François Villon Le testament
1468: Marcile Ficin Theologia Platonica
1492:
Expulsion des Juifs d'espagne
découverte de l'Amérique par c. colomb
1499: Erasme Adages
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Laure
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MessageSujet: Re: Histoire Littéraire F1010   Mer 1 Oct 2008 - 19:42

Le moyen-âge



I- Naissance du français et de la Littérature française

Le moyen-âge est daté de 476 apres JC jusqu’à la fin du 15e siècle (avénement des temps modernes)
C’est à partir du 17e siècle qu’on trouve les premieres œuvres littéraires en français.
- Langue « vermaculaire » : parlé par le clerc
- Langue dîte « vulgaire » : parlé par le peuple

Le « roman » est la langue issu du gallo-romain. Le royaume de France n’est pas unifié, donc le français (« roman ») n’est pas unifié non plus. Il y a plusieurs dialectes, langue d’oc et langues d’oil ; et à l’interieur de ceux là, il y en a d’autres comment le provinçal, ou le picard.

Le « latin » est la langue pour les œuvres littéraires.
=> Le français existe difficilement à cause de ces nombreuses differences lingustiques.

L’art et la culture sont utilisés comme des moyens pour louer Dieu. On trouve énormément d’œuvres philosophiques, politiques, ecrits directement en latin (sauf que plus de la moitié des livres du moyen-âge sont partis en fumé). Et les œuvres n’étaient pas forcemment écrites ; elles se diffusaient essentiellement oralement, et anonymement (pas de notion d’auteur). Chaque jongleur rejoue l’œuvre et la réinvente. Il y a « plusieurs auteurs » et donc pas d’auteur ; plusieurs versions d’une seule œuvre, donc plusieurs œuvres. Les pièces, on les joue en public, à haute voix, en s’accompagnant de musique ; l’œuvre n’existe que par la représentation.

Hagiographie : poème qui se présente sous la forme d’une biographie où on raconte les vertus des saints, et comment sont-ils arrivés là.
- La Cantilène (=chanson) de Saint-Eulalie
- La vie de Saint-Leger
- La vie de Saint-Alexis
=> Tout ceci était lu et intérprété à des fins religieuses.

Ce qui marque les véritables débuts du moyen-âge :
- La chanson de geste
- La poésie des troubadours


II- La chanson de geste, chanson des exploits

Quelques caractéristiques :
- Genre épique
- forme decasyllabe
- poème long
- ecrit en vers
- ensemble strophique, sans que ce soit un nombre fixe de strophes
- intérprété par les jongleurs qui mémorisaient seulement les grandes lignes, et variaient d’une intérprétation à une autre
- de nombreux echos, et refrains
- recit pas linéaire ; il y a des retours en arrière, et des scènes racontées en parallèle ; c’est essentiellement tournée vers le passé (impression d’intemporalité)

Exemple : la chanson de Roland
4000 vers / écrite en langue d’oil, dans le dialecte anglo-normand.
Il y a plusieurs versions, mais la plus connu et la plus complête est à Oxford, et date de la fin du 11e siècle, debut 12e siècle.

=> Resumé :
Charlemagne, roi des Francs, a passé 5 ans en Espagne, et est en train d’assiéger la ville dirigé par Marsale. Voulant finir cette guerre, Charlemagne envoie Gamelon à Marsale, mais celui-ci se laisse corrompre par Marsale. Il retourne voir Charlemagne et lui raconte que Marsale va se convertir dans la chrétienneté. L’armée de Charlemagne, dirigé par Roland, peut à présent partir, mais les sarrazins leur tendent un piège. Roland et son ami Oliver combattent des centaines de sarrazins ; ils sont assistés par l’évéque Turpin. Roland refuse d’appeler Charlemagne et continue le combat. Olivier est tué, et Roland va provoquer sa propre mort. Pendant que Roland meurt, il decide de briser son rendal (pour ne pas qu’il soit aux mains des ennemis) qui ne va pas se briser, et fendre le rocher. Quand Roland est mort, Charlemagne arrive, et massacre le reste des sarrazins. Il va tuer Marsale. Revenu en France, il va juger Gamelon.
oudalie : laisser faire le jugement de Dieu ; deux combattent et le « coupable » meurt.
-Evidemment, Gamelon meurt.

Les faits historiques sont complétement différents ;
- L’Espagne est occupé par les sarrazins, mais Charlemagne n’assiége pas aussi longtemps la ville, il rentre en France (car attaque des Saxons)
- Roland est un des barons de Charlemagne
- Olivier n’a pas d’existence historique
=> La chanson de geste est donc une amplification épique ; Roland et Olivier sont deux heros idéaux, pieux chrétiens. Ils incarnent des valeurs. Roland est fière et intrépide. Ils ont une force sans limites, et tuent de nombreux hommes). Les sarrazins, eux, sont peints comme des démons ; c’est le combat du bien contre le mal « païens ont tord, chrétiens ont raison ». On transpose la croisade du 11e siècle à l’époque de Charlemagne. Charlemagne est représenté comme un sage. Les héros ne cessent de prier avant les combats. Gamelon derroge aux valeurs féodales et est tué (même écartelé). C’est l’aspect idéologique.
=> Concernant l’aspect ésthétique, il y a la reprise des mêmes vers pour donner du rythme et servir de repères ; ce sont les « vers formulaires ». Cette reprise crée un effet d’accentuation ; on a l’impression que l’action n’avance pas. Les combats sont décrits d’une manière assez précise.

D’autres exemples :
- Cycle de Garin de Monglane ; chanson de Guillaume (début du 12e siècle)
- Chanson de Gormont et Isembart
- Les aviscans
- Raoul de Cambrai
- Huon de Borgaud (celle-ci se rapproche du roman)
Les textes sont de plus en plus long, et laissent de plus en plus de place à l’amour et le romanesque. La chanson de geste va de plus en plus se rapprocher des croisades.
- La prise de Jerusalem
- Antioche
Cette dimension épique, on va la retrouver en Italie, au 16e siècle.
- Roland furieux (de l’ariose)
- La Jerusalem délivrée (de Tasse)


III- La poèsie lyrique des troubadours à Villon
Elle se développe à partir du 11e siècle en parallèle avec la chanson de geste.
Le lyrisme est un chant accompagné de la lyre. A partir du 19e siècle, le lyrisme est considéré comme l’expression des sentiments personnels (dans les poèmes de Ronsard, au 17e siècle, le « je » lyrique n’est pas l’expression de ses sentiments personnels).

La poèsie lyrique médiévale se divise en deux grandes parties :
- La lyrique courtoise
- La lyrique populaire (non-courtoise)


Dernière édition par Laure le Lun 13 Oct 2008 - 15:42, édité 2 fois
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Laure
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MessageSujet: Re: Histoire Littéraire F1010   Mer 1 Oct 2008 - 22:16

1- La Lyrique courtoise
Elle apparait en langue d’oc, et est inventée par les troubadours (compositeurs, intérprêtes). Le premier troubadour s’appelle Guillaume IX de Poitier (comte de Poitier, et comte d’Acquitaine). => 11e et 12e siècles
En quelques années, il va y avoir de nombreux imitateurs, et successeurs ;
- Jaufré Rudel
- Bertrand de Born
- Bernard de Ventadour
- Marcabru
- Arnaud Daniel
Dans la deuxième moitié du 12e siècle, imité en langue d’oil par les troubars ;
- Thibault de Champagne
- Rutebeuf
Aliénor d’Acquitaine épouse Louis 7 (roi de France), puis Pantagené (roi d’Angleterre) ; ce qui a facilité le transfert.

Cette poèsie courtoise évoque un idéal de vie ; l’amour courtois (dévotion à la femme, reprend la structure de base des féodaux sauf que le chevalier doit obeïssance à sa bien aimée, est soumis à sa volonté. Pour prouver son amour, le chevalier doit réaliser des « épreuves chevalesques ».
A la fin du 12e siècle, la dévotion à la dame devient une dévotion à la vierge Marie.
Dans les chansons de troubadours, les troubadours se présentent en amant et se confient.
Canso : Poème composé de 4 cobla (strophe) et 1 tornada (envoie). Elle ne recherche pas l’originalité du sujet, elle est très répétitif. Elle devient plus rafinée et formalistes ; et de plus en plus rhétorique et codée. Tout le plaisir des spéctateurs est de décoder ; c’est une tendance à l’hérmétisme (texte se présentant comme énigmatique, volontairement obscur).
Motif : ensemble de scène reprise dans un roman.
Les troubadours distinguent plusieurs types de chansons ;
- Trobar leu (forme d’expression simple et naturel)
- Trobar clus (recherche la difficulté)
- Trobar ric (impression de richesse dans la composition)
Arnaud Daniel, représentant du trobar ric.
adunaton / des adunatas (impossibilités logiques, images codées)
« Les mots précieux sombres et colorés, je les entrelasse, pensivement, pensif. »


2- La Lyrique non-courtoise
La poèsie populaire, mais non pas écrit par le peuple, déstiné au peuple. Ils reprennent la lyrique courtoise pour se moquer. Il arrive que les auteurs écrivent les poèsies courtoises, et non-courtoises.
Plusieurs genres :
- La chanson de toile (chanson que les femmes chantaient pendant leurs travaux d’aigui) ; ressemble à de petites chansons de Geste.
- Chanson d’Aube (chanson d’amour sur la séparation des amants au reveil d’une nuit d’amour)
- Chanson de la mal mariée (soit satyrique, soit mélancolique)
- Le reverdie (chanson printanière qui développe le début traditionnel d’une chanson de troubadour)
Echo de certaines fêtes populaires où les femmes allaient courtiser les hommes.
- La pastourelle (chanson de bergère) ; sous forme de lyrique narrative, voire dialoguée.
- Anti-Pastourelle (parodie)
- La sotte-chanson (anti-chanson ; on se moque des codes de la chanson de troubadour)
- Fatrasie (poème sans sens ; donner le 1er vers et le dernier vers, et le poète doit créer un poème avec).
Pratiquée dans les concours poètiques (ex : les Puys d’Amiens) ; reprise par les surréalistes, comme Eluard. Ou encore, dans les cadavres esquis.


3- Le roman de la Rose (13e siècle)
Œuvre capitale du moyen-âge. Poème en octosyllabe, représentatif de l’allégorie, écrit par deux auteurs differents ;
- La première partie étant écris par Guillaume de Lorris
- La deuxième partie étant écris par Jean de Meung
La Rose, c’est la femme.

Allégorique : on donne une dimension narrative et les personnages ont des noms de valeurs ; Envie, Desir…

Toutes ces abstractions personnifiées sont représentés sur le verger.


4- L’évolution de la Lyrique
Elle met de plus en plus en avant les sentiments et le jeu Lyrique ; plus de subjectivité. Forme de psychologie. Dimension autobiographique. Séparation progressive de la poésie et de la musique (Machaut).
Vida : la vie du poète ; petit passage en prose, idéalisé. Elle va se transformer peu à peu en épisode autobiographique du moyen-âge, moins valorisant, et moins codés.

Canso : elle va s’effacer au profit des formes fixes, comme le rondeau, la balade, le virelon ;
- Le rondeau est caractérisé par sa brièveté et sa forme circulaire. Il y a des rondeaux à quatrain, et des rondeaux à cinquain (Ex : Charles d’Orléans) P78
- La ballade est la forme la plus répandue. Le mot vient de « ballare » en latin qui veut dire danser. Elle est constituée de 3 à 5 strophes, se termine par un refrain d’un ou 2 vers, et inclus un « envoie » envoyé au prince à la fin (Ex : Villon, Charles d’Orléans)
- Le virelon est une chanson balladée.
- Le chant royal est un autre genre qui ressemble à la ballade.


Les differents auteurs :
Tous étaient soumis au mécénat. C’etait des poèsies sur commande, pas de sincérité, pas de dimension personnelle. Ils vont inscrire dans leurs poèmes une dimension autobiographique, mais pas de sincérité.

• Rutebeuf – 13e siècle
Poète de profession qui a connu la misère, et a eu de nombreux mécènes.
Pièce de théatre : le miracle de Théophile
Il a ecrit parallèlement de nombreux textes poètiques ; des fabliau, et des plus intimes.
Les ribaud de grève, peinture d’un milieu social ; satyre.
La pauvreté de Rutebeuf, mise en scène qui tend au pathétique. Refus de prendre ces évènements au tragique. Ce n’est pas déstiné à être chanté.

• Guillaume de Machaut – 14e sècle
Poème personnel sur la veillesse. Il va séparer poèsie et musique. Eustache Deschamps est un de ses disciples ; il reprend les thèmes de Mauchaut. C’est une poèsie de circonstance (écris sur commande pour célèbrer un évènement). On flâte le mécène.

• Charles d’Orléans – 15e siècle
De famille royale. A été fait prisonnier pendant la guerre de cent ans. Ballades et Rondeaux. Il évite les thèmes courtois de manière banale. Il intègre des expressions du langage quotidien, et parle de vieillesse, melancolie, et des plaisirs simples.

• François Villon – 15e siècle
Il a profité du mécénat de Charles d’Orléans. Il va blesser un prêtre, s’enfuit, et est fait prisonnier. Il utilise sa vie comme matière de son œuvre poètique : le testament de Villon. Œuvre autobiographique. Il insiste beaucoup sur la dimension obscène et bouffone. François Villon est un des seuls dont on connait le visage par les gravures (généralement, au moyen-âge, les auteurs sont anonymes, et il n’y a pas de droits d’auteur).


(Normalement, il n'y a pas d'erreurs, mais vu que le prof était tres rapide... j'ai peut-etre été confuse à des endroits. N'hesitez pas à me corriger selon vos notes)
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Laure
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MessageSujet: Re: Histoire Littéraire F1010   Dim 26 Oct 2008 - 22:18

IV- Le roman médiéval

C’est à partir du 12e siècle que le récit fictif va naitre en langue vulgaire.
Traduire, c’est adapter une matière du latin en langue vermaculaire (vulgaire) ; translatio-studi.

3 différentes matières :
- La matière antique
- La matière de France
- La matière de Bretagne


1- La matière antique
Regroupement de récit de l’orient qui reprend les grands mythes. Exaltation des valeurs chevaleresques médiévales. Dimension épique évidente. Dimension didactique ; les clercs sont des auteurs sérieux qui veulent faire passer la sagesse antique en français. Ils veulent apprendre des principes de morale à leurs lecteurs.

Le roman de Thèbes (1155) ; c’est le premier roman. Suivi du roman de Troie (1160)
Roman en vers. L’adaptation des œuvres antiques est une transposition vers le modèle médiéval. On introduit le code courtois dans la matière antique des 1160.
L’Eneas (reprise de l’Eneïde de Virgile)


2- La matière de France
Matière qui regroupe les hauts faits de Charlemagne et de ses successeurs. (cf partie sur les troubadours)


3- La matière de Bretagne
Matière la plus dense qui repose sur une inspiration de vieilles légendes celtes ou irlandaises.
De grands ensembles :
-le cycle du Graal
-le cycle Arthurien
-le cycle de Tristan

Dimension idéale
Omniprésence du merveilleux (personnages ; magiciens, dragons, feu, princesses. Lieux ; avalon, ile de la déesse)

Dimension courtoise
Le code courtois se transpose aussi dans le roman.

Dimension féodale
Tristan et Lancelot sont au service de leur roi. Il y a aussi des « mauvais chevaliers » qui refusent de se plier aux ordres.

L’histoire de Tristan et Iseut
Première légende venue de Bretagne qui a connu un grand succès. Indépendant du monde Arthurien. Tristan, le neveu du roi, va en Irlande pour tuer le géant Mohrolt. Il va être soigné par Iseut, va devoir demander sa main pour son oncle, et la ramener sur le bateau. Là, ils vont boire le philtre d’amour… et va commencer un amour interdit. (car Iseut va quand même épouser le roi)
-version en vers de Béroul (version beaucoup moins marqué par le code courtois, le philtre ne dure que 3 ans)
-version de Thomas (le philtre est avant tout un symbole mais c’est l’attirance qui fait qu’ils tombent amoureux)

Les lai de Marie de France (1180)
Poème narratif qui raconte des légendes
-celui sur Tristan : le lai du chèvrefeuille – texte versifié. Il donne une dimension symbolique.
-celui sur le monde Arthurien : le lai de Lanval

Chrétien de Troyes (1135-1185)
1er romancier français au service d’Aliénor d’Aquitaine comme mecène.
Erec et Enide (1165)
Cligeo (1176)
Chevalier de la charrette (1179)
Perceval ou le compte du Graal (1181)
Reprise de l’amour courtois, et des thèmes féodaux. Utilisation du merveilleux, du mystique (Graal). Le récit chez Chrétien de Troyes va vite à l’essentiel. Humour du compteur ; forme la légèreté (dans Perceval). Les romans sont souvent inachevés ; ce sont souvent des œuvres de commande, et donc le roman s’arrête quand le mécène part ou meurt.

Perceval (10 000 vers) ; roman le plus connu sur le Graal. L’identité du Graal reste mystérieuse. Plusieurs interprétations :
-chrétienne : le Graal est la coupe dans laquelle Joseph a recueilli le corps du Christ.
-à l’origine : c’est une espèce de corne d’abondance à la manière irlandaise.

Construction d’un cycle
-la quête du Saint Graal

=> A partir du début du 13e siècle vont se développer des romans en prose.

Cycle du roi Arthurien
-la mort du roi Arthur
-le lancelot en prose (plus de 3000 pages)
Proposition d’une suite.
Le cycle se développe par imitation, ajouts, suites.

Cycle de Merlin

Ces gros romans en prose accentuent une dimension mystique qui va peu à peu prendre le pas sur la dimension courtoise.


4- Le roman de la veine satirique
Œuvre plus satirique, souvent anonyme, populaire.
Ex : les fabliaux / les dits (représente les gens bourgeois) / le mantel mal taillé.

Le roman de Renart
Attaque contre la religion et ses représentants. Renart est un trompeur qui tend des pièges aux autres animaux.

=> Peu à peu, on évolue vers des parodies (parodies de chanson de geste par exemple).

V- Le théâtre médiéval
Instrument par l’église à l’origine mais peu à peu un théâtre comique profane qui va se développer.

1- Le théâtre religieux
Ecrit en latin. Là pour accompagner les messes, offices. Les sujets sont pris dans la vie des Saints. Il s’agit d’instruire le peuple (-> dimension pédagogique).
Les pièces prennent de plus en plus d’ampleur et se jouent, non plus dans l’église, mais sur le parvis de l’église. Ex : « le mystère de la passion »

A partir du 12e siècle, les acteurs sont désormais des laïcs ; le français va remplacer le latin.

Deux types de pièces :
-le mystère ; les mystères étaient joués pour éduquer le peuple, et le divertir. Il y a des effets spectaculaires pour impressionner le peuple.
« le jeu d’Adam » commence par la chute d’Adam et Eve dans une première partie, puis Abel dans une deuxième partie, et enfin l’annonce par le prophète de la venue du messie dans une troisième partie.
« le miracle de Théophile » de Rutebeuf.
« le mystère de la passion » d’Arnoul Grégan (15e siècle)
35 000 vers. Dimension pathétique. Moyen pour faire passer de grands débats théologiques.
-le miracle ; « le jeu de Saint Nicolas » de Jean Bodel (13e siècle)

2- Le théâtre profane
On traite les évènements de manière indépendante. C’est au 13e siècle que le théâtre comique né et prend son indépendance.

Développement de petits genres :
-Soties (pièces assez courtes, satires, représentation de sots)
-Farces (intermède comique dont on farcie les pièces sérieuse qui va devenir indépendant)
« le jeu de la feuillet » de Adam de la Hal.
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Laure
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MessageSujet: Re: Histoire Littéraire F1010   Mer 3 Déc 2008 - 23:01

La littérature du XVIe siècle : la Renaissance



I- L’Humanisme et la littérature narrative du début du XVIe siècle

L’Humanisme et l’évangélisme
A la fin du XVe siècle et au début du XVIe siècle, il y a eut beaucoup de découvertes ;
- Découverte de Christoph Colomb
- Découverte de Magellan
- Grande découverte scientifique – Galilée découvre que la Terre tourne autour du soleil alors que Ptolémée pensait l’inverse.
- Invention de l’imprimerie par Gutenberg au milieu du XVe siècle
=> Ce sont des changements importants qui font prendre conscience de la relativité de certaines valeurs. Parmi ces penseurs, on a des philosophes, des esprits éclairés qui veulent rompre avec le Moyen-âge. Rabelais parlera de siècle gothique (qui rejette le Moyen-âge en bloc). La Renaissance est-elle le prolongement ou un nouveau départ par rapport au Moyen-âge ? Plutôt le prolongement, mais pour les humanistes, il y a une volonté de coupure.

Erasme de Rotterdam (1469-1536) : écrivain hollandais qui va écrire en latin essentiellement. C’est un commentateur de la Bible, un esprit religieux. Il réfléchit sur la manière d’interpréter la Bible.
- La Bible au Moyen-âge :
(Y a un shéma, mais je ne sais pas comment l'introduire)

=/= La Bible à la Renaissance :
(Y a un shéma, mais je ne sais pas comment l'introduire)

L’Humanisme est un retour aux textes biblique. L’humaniste écrit des ouvrages où il attaque les moines, il prône un changement de l’église, une adaptation. Il écrit des adages (petits textes commentés) ou des colloques (faux dialogues) au début du XVIe siècle.

L’éloge de la folie (1510) – texte court. C’est un éloge paradoxal, c'est-à-dire un éloge à prendre au 2nd degré ; c’est ironique. Il repose sur un sujet banal. Dans cet éloge, c’est la folie personnifiée qui fait son propre éloge, parle de l’église, et permet de faire passer une critique.
=> Dédié à Thomas More, chancelier d’Henri VIII, auteur de l’utopie, écrit en 1516 où il propose un nouveau projet de société.

Guillaume Budé : connu des latinistes, il traduit du grec en latin. Au moyen-âge, le grec avait été oublié.

Lefèvre d’Etaples : philologue (penseurs qui travaillent avec la Bible), c’est le premier traducteur en français de la Bible Evangéliste (courant qui va se développer début XVIe siècle). Retour à une religion plus pure et plus intérieure. Il veut une pratique de la religion plus simple. Il préconise de lire la Bible par soi-même sans passer par un prêtre pour s’en faire une idée. Le mouvement évangéliste fut soutenu par François 1er vers 1520-1530 ; puis il est rejeté par ce même roi pour des raisons politiques.

=> Tous ces penseurs s’inspirent de la Renaissance italienne du XVe-XVIe siècle pour l’importer en France.

L’Humanisme passe aussi par une rupture des méthodes d’enseignement du Moyen-âge. Redécouverte des anciens ; on se remet à traduire les textes anciens, et à les réécrire. L’entreprise de l’humaniste est vivement encouragée par François 1er. Il y a vu un moyen de marquer son régime (protecteurs des arts, mécènes) car il a perdu beaucoup de batailles. Il n’y a donc plus de censure quand on a l’appui du roi, auprès de la Sorbonne (fac de théologie).
=> Les Humanistes veulent rassembler le savoir de leur époque ; société essentiellement faîtes d’érudits.

La Réforme : rénovation religieuse qui naît en Allemagne sous l’impulsion d’un maire, Martin Luther. Il propose une réforme de la pratique de la religion et de l’église ; simplicité et pas de rapport hiérarchique. Il traduit pour la première fois la Bible en allemand. Il va s’opposer à la hiérarchie et à la papauté. Il est excommunié. Il va organiser sa réforme sur un plan concret et politique. Cette réforme va créer plusieurs mouvements :
- Réforme Luthérienne (de Luther) – en Allemagne
- Réforme Calviniste (de Calvin) – à Genève dans les années 1530
=> La Réforme Calviniste est beaucoup plus radicale que celle de Luther. Luther se révolte contre les indulgences ; la basilique de Saint-Pierre est construite grâce aux indulgences (dons pour que l’église puisse faire des prières) - la réforme est le protestantisme. Calvin reprend cette doctrine en la radicalisant. Il va organiser une société avec un gouvernement religieux.
Une des différences : l’eucharistie – pour certains, le vin et l’Ostie sont vraiment le corps et le sang du Christ ; pour Luther, c’était dans l’imaginaire ; et pour Calvin, c’est un symbole, et donc, ça n’existe pas.

Début du XVIe siècle : guerre des religions
Renaissance du platonisme (Aristote) – Néo-platonisme au XVe siècle, en Italie. On traduit Platon et on essaie de l’adapter au christianisme comme pour Aristote. Marsile Ficin va christianiser Platon. Il montre que Platon est un chrétien avant le christianisme. Influence sur la Renaissance.
Il reprend les 4 fureurs :
- Fureur poétique
- Fureur religieuse
- Fureur prophétique
- Fureur amoureuse
(cf banquet de Platon)

Le mot « Humanisme » vient du XIXe siècle et a été inventé par les allemands grâce aux historiens d’arts -> Humanismus
Le mot « Renaissance » vient de Nicolas Barbon au XVIe siècle



Rabelais (né en 1483-84 et mort en 1553)
Parcours typique de l’Humaniste de la Renaissance. En tant que moine Francisquin, il va apprendre le grec et va correspondre avec Guillaume Budé. Les études de Grec sont mal vues par la Sorbonne ; on va lui confisquer ses livres. Il va devenir moine bénédictin et étudier le droit. Il va quitter la vie monastique, et faire des études de Médecine à Montpellier ; il a va exercer à Lyon (proche de l’Italie).
Il va correspondre avec Erasme, va dicter plusieurs textes anciens dont les anaphorismes d’Hippocrate en 1532 et va publier son premier livre à Lyon, Pantagruel en 1532 sous le pseudonyme Alcafribos Nasien (anagramme de François Rabelais) -> livre condamné par la Sorbonne. Il est protégé par Jean Du Bellay, ambassadeur, et va lui servir de secrétaire ; c’est l’oncle de Joachim Du Bellay. Il va écrire Gargantua sous son pseudonyme en 1534. Il continue à exercer la médecine et passe au service de Guillaume Du Bellay, frère de Jean. Il va publier le tiers-livre en 1546 sous son vrai nom Rabelais. Le livre est aussi condamné par la Sorbonne. En 1548, il faut paraître le quart-livre en partie et en entier en 1552. Il meurt en 1563 à Paris. Le cinquième livre sera publié après sa mort mais on pense qu’il a été écrit par quelqu’un d’autre que lui.

- Pantagruel (1532) s’inspire de la littérature populaire au XVIe siècle. Il propose une satire du temps. -> attaque des étudiants et enseignants de la Sorbonne. Il y a un personnage de panurge (trompeur, farceur, qui fait des farces à tout le monde). Texte qui illustre les valeurs de l’Humanisme ; texte composite (petites scènes, petites aventures mise bout à bout et incohérentes).

- Les chroniques Garganturines présentent la naissance, l’enfance, et le guerrier de son personnage. Il va utiliser la dimension comique et gigantesque (ce sont des géants). Le géant va devenir une figure de carnaval comique. L’héritage des chroniques Garganturines moins visibles. Elles se rapprochent de l’Humanisme et de ses valeurs. C’est l’éducation du géant, point imminent du début du livre. Apprentissage qui passe par le « par cœur » puis devient moderne. Thube Holopherne et Jobelin Bridé sont des professeurs médiévaux de Gargantua. Pour les modernes, c’est Ponocrates. Il n’y a pas d’apprentissage par cœur de la Bible mais il doit en lire des passages pour la comprendre. Entre chaque leçon, il y a des exercices physiques, de la musique et des jeux. Gargantua est le père de Pantagruel. Il propose aussi une satire du temps.
Picrocholo (=bile amer ; il a tous les défauts) – guerre entre Gargantua et Picrocholo. Il reprend le code épique mais aussi les parodies. Picrocholo perd la guerre et va faire la paix avec ses ennemis. La fin du texte est idéale, utopique, car elle va donner en récompense à l’un des combattants qui a gagné l’Abbaye de Méline qui est idéale, où les habitants font ce qu’ils veulent.
Ce texte pose un problème à l’interprétation ; dans le prologue, le narrateur dit qu’il faut interpréter son texte à plus haut sens, mais il se rétracte ensuite en disant qu’il n’y a pas d’allégorie. Il dit que « rire est le propre de l’Homme » ; on ne sait donc pas comment il faut le lire.

- Le tiers-livre et le quart-livre : œuvres de plus en plus critiques et de moins en moins marquées par le gigantisme. Une notion idéologique plus marquée.
_Dans le tiers-livre, il n’y a plus d’action, ni d’intrigue, mais beaucoup de discours. Le héros est Panurge. Développement des discours rhétoriques. Beaucoup d’éloges paradoxaux -> « on a besoin de dette » (il faut donc comprendre l’inverse).
Pantagruelion : herbe découverte par Pantagruel et ses amis ; cette herbe n’existe pas.
_le quart-livre continue la suite de l’aventure. Les deux livres se basent sur une question ; « tout mari devient-il cocu ? » -> Question de Panurge, et les personnages qu’ils rencontrent vont essayer de lui répondre. Le concile de Trente se passe à Trente, en Italie. Concile lancé par le pape dans le but de répondre aux protestants. -> Il va y avoir la contre-réforme.
L’île de Quaresméprenant est pour se moquer des protestants (l’île de Chicancu où des avocats y vivent en se tapant dessus ; il fait la satire des avocats). Arrivé dans l’île des papafigues, les Hérétigues passent leur temps à faire la figue (bras d’honneur) ou portrait du pape. Ils se battent avec l’île voisine des papiman où ils adorent le portrait du pape. Guerre entre quaresméprenant et andouille. Ils versent de la moutarde sur les andouilles.

- Le cinquième livre : à la fin, des personnages arrivent à l’oracle de la divine bouteille. Panurge pose sa question à Bacbuc et elle répond « trinck » (boire). On n’a donc pas de réponse à la question.

=> Rabelais est un héritier du Moyen-âge. Il se présente comme un novateur, mais il n’y a pas de rupture totale avec le Moyen-âge ; il reprend des thèmes carnavalesques. On peut voir un pont entre le Moyen-âge et la Renaissance. Quand il écrit en français, déjà à l’époque, il était dur de le comprendre car il se servait de l’étymologie latine. Emballement du jeu des mots. Il fait des listes, des descriptions.
Ce jeu sur le langage fait que dans Rabelais, on peut chercher un sens philosophie ou autre ; on l’interprète comme on veut.


Marguerite de Navarre (1492-1549)
ou Marguerite d’Angoulême
sœur de François 1er, elle le conseille à une cours, elle protège des écrivains, des artistes. Elle a reçu une bonne éducation, se rapproche de Luther. Guillaume Briçonet (doctrine évangéliste) ; c’est son confesseur. Elle va protéger Clément Marot, des théologistes… Les combats avec les Dieux intérieurs et personnels ne passent pas par l’église. La Sorbonne va être hostile à Marguerite de Navarre et le roi ne va plus tolérer l’évangélisme. Suite à l’affaire des placards, elle va se réfugier à Nerroc, en Navarre (Placards : affiches que l’on met sur une porte - En 1534, François 1er découvre des textes luthériens et pour éviter d’en être accusé, il va se retourner vers le catholicisme).

- Elle écrit de la poésie mystique -> l’âme essaie de reconnaître Dieu mais elle reconnait qu’il est hors de porté.
Le miroir de l’âme pécheresse
La navire
Les prisons

- Elle écrit du théâtre profane et des comédies.
L’héptaméron – son œuvre la plus connue. Recueil sur le modèle de Boccace avec le décaméron.
Son œuvre est inachevée et publiée 10 ans après sa mort. -> principe du recueil : tout ce qui est raconté est vrai, est basé sur des signes religieux ; ils sont coincés pendant 7 jours (semaine de la crue) par une crue. On représente le seigneur médiéval Hircan comme un anti-Renaissance. On a des dames religieuses qui se présentent comme une vaste conversation.
Elle réécrit certains romans médiévaux comme la châtelaine de Vergy, réécrit des fabliaux, des nouvelles de Boccace et évoque des faits récents.
-> Publié en 1558, puis 1559 en entier.


D’autres œuvres :
Nouvelle récréation et joyeux devie de Bonaventure de Perriers (1558) -> recueil d’histoires comiques.
Les propos rustiques de Noel du Fail (1547) -> texte comique raconté par des campagnards.
Histoires tragiques de Boaistuau (1559)
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Laure
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MessageSujet: Re: Histoire Littéraire F1010   Mer 3 Déc 2008 - 23:07

II- La poésie de la Renaissance

Elle reste très proche de la poésie médiévale. C’est avec l’école Lyonnaise (puis la Pléiade) qu’il va y avoir un renouvellement des formes ; sinon, cela reste proche de la poésie médiévale.

Les Grands Rhétoriqueurs (expression du XIXe siècle)
Nom donné à un ensemble de poètes de cours qui écrivaient pour les grandes occasions (lettres d’amour, récit de guerre…) -> Ils écrivent chacun de leur coté et ne se considèrent pas dans un groupe.
Poésie foncièrement impersonnelle, poésie formaliste (on ne cherche pas l’originalité du sujet mais à varier sur le jeu). Poésie virtuose.
Jean Molinet
Jean Meschinot
Guillaume Crétin
Jean le maire de Belges – Les épitres de l’amant vert (c’est un perroquet)
Jean Marot
Il y a aussi des poèmes qui jouent sur la forme, comme les rébus ; redécouvert au XIXe siècle par Raymond Queneau.


Clément Marot
Poète qui a reçu une éducation humaniste, ami de Rabelais. Poète de cours de Marguerite de Navarre, puis de François 1er. Proche des milieux évangélistes et tenté par la Réforme, il va être mis à la prison du Chatelet. En 1532, il va publier l’adolescence clémentine. On y retrouve un principe biographique ; il se présente comme auteur propre du recueil.

Après l’affaire des Placards (1534), Marot part en exil en Italie, puis à Lyon, puis à Genève. Il va traduire en français les psaumes. Il va se brouiller avec Calvin, doit quitter Genève, et va donc à Turin où il meurt.

Son père était un des grands rhétoriqueurs. Lui va éditer le roman de la Rose, les buquiliques de Virgile, Villon… -> pour assurer une diffusion plus large.

Il est dans la continuité du Moyen-âge ; il écrit des ballades, rondeaux, chansons… Il peut écrire pour demander de l’argent à son protecteur… mais y met une dimension humoristique, originale.

Marot va introduire en France le sonnet, avec Merlin de Saint Gelée. Il reprend le thème du blason (éloge d’une partie de la femme aimée).

La pléiade va se mettre contre Marot et va proposer une poésie plus compliquée avec des figures de rhétoriques.


L’école Lyonnaise (1530-1550)
- Maurice Sève (1500-1562) a reçu une solide formation intellectuelle.
La duchesse du Ferrard – le blason du sourcil (1530)
Renommé pour ses blasons, ses épigrammes.
Délie, objet de plus haute vertu -> premier recueil de la littérature française d’amour. Un des principaux imitateurs de Pétrarque en France. Connu pour sa dextérité et son hermétisme. Le nom de Délie est symbolique ; allusion à Délos, la déesse inaccessible.
Microcosme, poème encyclopédique ; dimension chrétienne, didactique.

- Pernet de Guillet (1520-1545)
Auteur d’une seule œuvre « Rime ».

- Louise Labé (1524-1566)
Education moderne. Elle a publié ses œuvres en 1555 chez Jean de Tournes. Aujourd’hui, certains pensent qu’elle n’a jamais existé et qu’elle est le fruit d’un groupe de l’école Lyonnaise.


Le sonnet est né en Sicile ; beaucoup pratiqué par Pétrarque. Le premier recueil « l’olive » de Du Bellay (1544) ; composé de poèmes exclusivement amoureux.
Ronsard va pratiquer le sonnet amoureux, mais aussi satirique. C’est Ronsard qui va soumettre au sonnet les rimes féminines et masculines.


La Pléiade
A l’origine, il s’agit d’un groupe d’amis ; Ronsard, Du Bellay, Baïf se retrouvent au collège de Coqueret à Paris où ils apprennent la poésie, la rhétorique. Ils sont marqués par un helléniste qui les initie à la poésie antique. Leur ambition est de donner une poésie nationale, une poésie noble, fondée sur les textes anciens. La pléiade est une constellation composée de 7 étoiles.

_1548 : apparition du livre l’art poétique, écrit par Sébillet. Il considère que la poésie doit être noble ; les genres antiques sont supérieurs aux genres du Moyen-âge.

_1549 : « défense et illustration de la langue française » de Du Bellay ; considéré comme le manifeste de la Pléiade. Du Bellay pense qu’il ne faut pas s’arrêter à un style simple mais qu’il faut y ajouter des figures de style. Ronsard a recours à l’imitation de Du Bellay pour faire oublier Marot. Du Bellay réactive la doctrine de l’inspiration ; « la fureur poétique » qui est d’origine divine. Il concilie « imitation et travail » et « doctrine de l’inspiration ». Il propose un programme pour la Pléiade où il préconise un niveau élevé et la poésie antique, avec des scènes mythologiques (l’épopée, l’Ôde, l’hymne, la tragédie)…. Mais aussi le sonnet qui est un genre moderne.
-> Néologisme : mots de composition savante


- Ronsard (1524-1585), considéré comme le chef de la Pléiade. Issu d’une famille de petite noblesse. Il est destiné à une carrière des armes, mais il devient aveugle très jeune, et doit abandonner. Il est très doué pour les imitations. Ronsard va se lancer dans la poésie amoureuse (les amours de Cassandre). Il va être attentif aux éditions de ses œuvres, ainsi qu’à la hiérarchie des styles, et la concordance entre le sujet et le style (pour relater les exploits d’un héros, style haut ; et pour un sujet vulgaire, style bas).
Ronsard va se distinguer dans la poésie scientifique ; poésie qui a une dimension encyclopédique ; les hymnes, ou encore la poésie engagée. Ronsard s’engage pendant la guerre des religions ; il est catholique. Discours des misères de notre temps – il s’agit de convaincre les rois de cesser la guerre.
Il va se lancer dans une épopée, la Franciade, texte inachevé, commandé par Charles IX ; le but est de montrer qu’il y a une continuité entre l’empire romain et la monarchie.
_1574 : mort de Charles IX – il va arrêter la Franciade.
Plus tard, Henry III va congédier Ronsard et le remplacer par Desportes. Il va écrire derniers vers où il s’y peint comme malade, tourmenté par la douleur.
-> Ronsard sera oublié après sa mort, mais republié au XVIIIe siècle.

- Du Bellay (1522-1560) – devient sourd, ne va donc pas avoir une carrière militaire. « l’olive », premier recueil de sonnets amoureux, inspiré de Pétrarque (mais après il va s’en détacher). Il va voyagé à Rome, mais revient en France déçu ; Les antiquités à Rome (1558), ou encore les regrets (1558-1559) – œuvre assez variée : poèmes personnels, sur le voyage de retour, et satirique.
-> Persona = masque (en latin) ou Ethos = l’image qu’on donne de soi (en grec)

- Guillaume Dubartas – fin du XVIe siècle, il est l’auteur de grandes œuvres encyclopédiques ;
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