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 CM de phonétique L5F01 - M. Gendrot

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culfinwen
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MessageSujet: CM de phonétique L5F01 - M. Gendrot   Ven 31 Oct 2008 - 18:21

Bonjour,

Il s'agit uniquement de rappeler que Monsieur Gendrot a eu l'amabilité de mettre ses ppt en ligne sur Agora :-)
Ainsi que plusieurs liens pour télécharger Praat (il y a un tutorial d'installation sur sa page perso) etc...

j'ajouterai mes notes de CM un peu plus tard ^^
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culfinwen
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MessageSujet: CM1 29/09/08   Ven 31 Oct 2008 - 19:01

Ces notes viennent en complémentarité des ppt mis en ligne par M. Gendrot sur Agora, elles sont trop légères pour constituer à elles seules un support de révision.

CM 1 du 29/09/08
Les Universaux


Introduction:

Universaux: éléments communs à toutes les langues naturelles (i.e. on ne comprend pas les langues inventées comme l'esperanto, l'elfique, les langages informatiques...).

Constatations:

95% des langues possèdent un /i/, un /u/ et un /a/ (triangle vocalique).
Une majorité de langues possède un /p/.
Peu de langues ont un /y/ ou un /f/.

/f/ => faible en énergie, donc pas assez efficace ou rentable (peut-être disparu avec l'évolution des langues?).

En français, 10 timbres vocaliques + 4 nasales (donc environ 14 voyelles différentes, environ car ça dépend si on compte un seul /a/, un seul "in", etc.)

Mais a-t-on le même /i/ en fonction des langues?
=> NON!

Raison 1: /i/ et /I/ sont différents et existent parfois au sein d'une même langue.
Raison 2: En français, /i/ proche de /y/ donc pour faire la distinction, /i/ s'éloigne le plus possible par rapport à un /i/ anglais.
Le /i/ en français est donc plus stable que le /a/ (pour ceux qui ne font pas de distinction entre le a de patte et de pâte, en tout cas!) puisque le /a/ est seul et peut donc "bouger" en continuant d'être perçu comme un /a/.

Phonétique dans l'évolution des langues:

latin: subitanum - le /i/ non accentué -> disparait!
=> subtanum - la première consonne /b/ d'un groupe de deux occlusives est portée à disparaître.
=> sutanum - le /t/ intervocalique se voise
=> sudanum - la deuxième syllabe étant accentuée, la terminaison tombe
=> sudan - voyelle + nasale = voyelle nasale!
=> soudain en français! ^^

Plan du cours

*Production:
_ Explication des systèmes phonémiques
_ Phonétique historique
_ Universaux prosodiques

*Acquisition (des sons)

*Perception

I/ Systèmes phonémiques des langues
à partir d'ici, se reporter au ppt d'agora.

UPSID:base de données de 451 langues, inventé par Maddieson.
total: 920 sons différents dont 177 voyelles et 657 consonnes

Pour classer les voyelles, 3 paramètres:
_ hauteur
_ antériorité
_ labialité

On s'aperçoit que la répartition des 2549 voyelles n'est pas aléatoire.
Comment cela se fait-il?

Systèmes "vedettes":

théorie:
préférence des langues pour un système symétrique.
MAIS ne marche pas à tous les coups!

L'humain est fainéant!
cf Martinet: L'économie des traits distinctifs

Nous verrons 3 théories pour expliquer pourquoi certains phonèmes et systèmes sont favorisés par rapport à d'autres:
_ TAD
_ TQ
_ DFT

Théorie de la dispersion adaptative (TAD)

Bjorn Lindblom, auteur important (TUYAU!! tombera sûrement à l'exam!!)

"les sons sont placés dans l'espace de sorte que les distances entre eux soient maximisées"
=> avec ce concept, on obtient plusieurs systèmes (cf le ppt) assez proches de la réalité.

L'auditeur est au centre de tout dans les travaux de Lindblom.
Après tout, on parle pour être compris! :-)


Dernière édition par culfinwen le Ven 31 Oct 2008 - 19:35, édité 1 fois
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MessageSujet: CM 2 du 06/10/08   Ven 31 Oct 2008 - 19:35

CM 2 du 06/10/08
Suite des théories expliquant les systèmes phonèmiques


Lindblom a-t-il eu raison?

Sa prédiction, obtenue avec sa théorie (cf le ppt!), est correcte pour 3 voyelles mais inexacte pour 4 voyelles.
On voit que dans son système, on "perd" le /a/; or, si on regarde avec UPSID (cf ppt), on voit que le /a/ est conservé dans les systèmes à 4 voyelles.

-> ses prédictions sont parfois bonnes, parfois fausses.
=> schéma très critiqué.
notamment par John Ohala (UCLA)

Cela va forcer Lindblom à reformuler sa théorie.
Il ne parle plus d'espace maximum mais d'espace suffisant entre les voyelles.

Autres critiques de Lindblom:
sa théorie est basée uniquement sur les F1 et F2 des voyelles (Schwartz et al. -> et F3?).

De plus, Lindblom ne parle que d'acoustique (perception et production) mais jamais de facilité articulatoire.

Théorie Quantique (QT)

Exclamation TUYAU: graphique qui risque de tomber au partiel (cf le ppt)!!

Graphique
Zone I et III: stabilité relative (grimpe très lentement, presque plate) -> permet un peu de variation à la production sans changer la perception.

p.ex. le /a/ est légèrement nasal (le voile du palais se relâche un peu) mais cette nasalité n'est jamais perçue.

=> les langues auront tendance à choisir leurs phonèmes dans les zones stables.

A Grenoble: modélisation avec des tubes.
conduit vocal moyen d'un homme: 17,5 cm
conduit vocal moyen d'une femme: 15 cm
Ces modélisations ne permettent pas d'obtenir des voyelles nasales :-S

zone de stabilité -> stabilité acoustique pour un /a/ sur ce modèle.
(cf schéma 1 sur la diapo du ppt)

La stabilité est utile pour les "producteurs" et pour les "percepteurs".

Dans la réalité, il n'y a pas de distinctions franches entre les différentes articulations possibles, le palais est une zone continue (vocabulaire: continu vs graduel, discret, catégoriel).
En pratique, lors de la production, on ne peut pas dire: "ah, stop, t'as dépassé le point qui dit que t'es une coronale!" XD
Cela permet de faire preuve d'un peu de variation :-)

Critiques

_ Beaucoup moins de stabilité dans la réalité que ce que la théorie a prédit.
_ D'autres articulateurs bougent quand l'un d'eux est stable (synchronisation des articulateurs).
_ Le locuteur reste assez précis dans son articulation, il ne profite pas trop de cette marge de manoeuvre de stabilité.

Théorie de la dispersion-focalisation (DFT)

Dispersion: espacer les voyelles (se servir de F1 et F2, reprendre la TAD de Lindblom en gros!)
-> i, u, a
mais /i/ et /y/? => se servir de F3 et F4!

Focalisation: espacer /i/ et /y/ en fonction de F3 et F4.
=> c'est le rapprochement de deux formants, un pic d'énergie dont va se servir l'oreille.

=> application aux consonnes
pharyngales -> peu facile à produire: ils ont pensé que, du moment qu'un bébé arrivait à le produire, on allait retrouver la consonne dans les langues du monde (car plus naturel).

Pâté/Tapas: "effet Labial-Coronal"
-> se constate dans ULSID (= UPSID complété) mais aussi dans les données de babillage et d'acquisition chez le bébé.
Expérience: répétition de /pata/ et /tapa/ très vite -> /pta/ obtenu majoritairement dans les deux cas (Mc Neilage).
Cette expérience reste assez peu convaincante...


II/ Phonétique Diachronique

nouveau ppt
L'abbé Rousselot 1899 -> recadrait ses études en diachronie.

les pommes de terre en robe de chambre vs les pommes de terre en robe des champs
=> phénomène du téléphone arabe: on perçoit la langue avec des erreurs, des modifications, etc. (surtout quand on ne la voit pas écrite) => évolution de la langue à chaque génération

Suite au prochain CM! :-)


Dernière édition par culfinwen le Ven 7 Nov 2008 - 20:36, édité 1 fois
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MessageSujet: CM3 du 13/10/08   Sam 1 Nov 2008 - 1:30

CM 3 du 13/10/08
Suite de la phonétique diachronique


Précisions sur les CM précédents (suite à la question d'une élève):
Systémique: dans un système; on ne peut pas considérer les sons indépendamment les uns des autres, on doit prendre en compte le système tout entier pour voir comment un son va se comporter.

Variation synchronique: variation qui existe dans une langue à un moment donné.
Parfois, certains changements vont se phonologiser et devenir un chgt durable (-> variation diachronique).

Synchronie et diachronie

L'évolution de la langue
NB: La numérotation qui suit correspond à celle des parties du cours et des parties du ppt.

1/a.
pomme de terre en robe des champs -> pomme de terre en robe de chambre
=> infos modifiées par la transmission orale => évolution de la langue

1/b.
Evolution ralentie par une norme (école, média...) qui sert de point de référence.
En fait, ralentissement des variations régionales (-> homogénéisation sur le territoire) mais ça n'empêche pas l'évolution de la langue.

2/ Cause sociale
En anglais (ainsi qu'en allemand et en hollandais), on trouve le Great Vowel Shift -> période de gds chgts qui a permis de passer du moyen anglais à l'anglais moderne.
A eu lieu sur 300 ou 400 ans (entre 1200 et 1600), assez rapide vue l'ampleur.
L'une des explications est une cause sociale: épidémie de peste => migration des pop de l'Angleterre vers le sud, sud-est -> mélange des pop modestes rurales aux pop bourgeoises des villes -> chgts dans la langue.

Sociolinguistique: lorsque deux classes sociales sont en contact, l'une va piquer la façon de parler de l'autre.
En général, c'est la classe la plus modeste qui emprunte à la classe la plus élevée. Etude PFC dans les années 90 (sur les liaisons en français et la disparition des schwa) s'est rendue compte que l'imitation n'était pas forcément dans le sens qu'on pensait: la disparition des schwa avait surtout lieu dans les classes les plus élevées, contrairement à ce qu'on pensait.

Chgts pas forcément permanents.
p.ex. il y a 5 ou 6 ans, mode de mettre à la fin de chq phrase et chq groupe intonatif un schwa ajouté; aujourd'hui ce n'est plus le cas.

3/
Loi de Zipf (principe de mathématiques)
Dans un texte, on a très peu de mots extrêmement courants et beaucoup de mots très peu courants.

Bon, vu que je ne savais pas trop comment vous faire ce schéma-là, je l'ai dessiné et scanné, ne vous moquez pas de mon graphique, hein!


Pour maitriser une langue, il suffit de maîtriser une centaine de mots (ça correspond à la plus grosse des deux bulles roses sur mon schéma, i.e. un faible échantillon de mots qui reviennent souvent).

Puisque ces mots sont prononcés plus souvent, ils ont tendance à s'user plus vite => modification et simplification.

Hypoarticulation et Hyperarticulation (Lindblom) [ Exclamation Tuyau, risque de tomber à l'examen!]

L'humain est dans un paradoxe: il veut faire le moins d'effort possible mais il faut quand même qu'il soit compris.

Hypoarticulation: paresse naturelle de l'humain, tendance à en prononcer le moins possible (mais assez pour être compris).
=> risque de ne plus avoir grand chose de distinctif
=> besoin d'autres processus, comme p.ex. le Great Vowel Shift qui a permis de créer de nouveaux contrastes.

DONC avec le phénomène de simplification, on a un phénomène de différenciation.

Les chgts phonétique d'une langue sont réguliers car correspondent à des comportements naturels -> limites physiques et physiologiques des articulateurs, etc. -> ils sont prédictibles.
=> lois phonétiques -> permettent de distinguer des chgts réguliers et des choses récurrentes entre les différentes langues.

MAIS Exclamation certains changements sont passagers!
p.ex. "c'est bat": expression super à la mode il y a 40 ans qui veut dire "c'est cool", n'est plus utilisé aujourd'hui.
=> modifications peuvent s'inverser au cours du temps.
p.ex. dans le passage du latin au français, on a plusieurs cycles. On n'a pas de diphtongues en français moderne (il y en a en allemand, anglais...). Pourtant, on a eu des diphtongues au cours de l'évolution, on les a perdues.

Pour le français:
Deux grandes époques.
invasion germanique avec l'héritage d'un accent de mot qui a généré des changements vocaliques (le chgt d'un son dépend fortement de sa place par rapport à l'accent!); puis une deuxième époque où on a perdu l'accent lexical (existe en allemand, p.ex.) et gagné l'accent de groupe.

Lois phonétiques

Ex. passage de /e/ -> /i/ ou de /d/ -> /t/
=> changement segmental lié aux interactions.

Prosodie (au sens large):
ça englobe l'accent lexical (distinctif) et l'intonation (au niveau de la syntaxe, soit de l'énoncé, soit d'un goupe; on parle de groupe accentuel).

Ces intonations varient selon les langues => distinction possible entre les différents accents.

ex. voyelles: influence du segmental sur le supra-segmental.

écoute isolée: /foe/
pourtant en contexte: "... en faveur de..." -> on entend bien un /fa/.

Comment expliquer?
Le contexte influence la réalisation.

On observe pour toutes les langues que la répartition des voyelles en fonction des longueurs donne que plus les voyelles sont courtes, plus le triangle (vocalique) est petit. Cela s'observe même dans les langues où les longueurs sont pertinentes, comme l'allemand, l'anglais, etc.
=> tendance à la centralisation des voyelles courtes (i.e. se rapproche du schwa).
=> perte des contrastes phonémiques.

Lorsqu'une voyelle est loin de l'accent, elle va être réduite; ce phénomène a lieu dans toutes les langues.

Syllabe initiale: tendance à rester, à être conservée dans l'évolution car importante, permet d'accéder au lexique.
Syllabe finale: dépend si elle porte l'accent ou pas; en français, c'est la plus longue (donc peut être considérer comme accentuée).
Syllabe intermédiaire: ce sera celle qui saute.
ex. cinéma -> /sima/

Les voyelles accentuées ont tendance à être allongées.
Les voyelles longues ont tendance à se fermer.
Parfois, elles sont tellement fermées que l'air ne passe plus, elles ont tendance à se dévoiser et on entend comme un souffle quand on regarde en détail pour la dernière syllabe dont la voyelle devient quasiment une fricative.

Phénomène qui explique la disparition de syllabe, les chgts vocaliques, le passage de voyelle à consonne, etc.

Ce qui est valable pour les voyelles est valable pour les consonnes.

Marguerite Durand:
/gaRsõ/ isolé -> /g/ a une vraie occlusion.
/petigaRsõ/ -> /g/ dans un syntagme qui n'est plus en début de mot -> devient moins fort, moins défendu -> occlusion moins nette, devient une fricative.

=> en position forte, forte résistance aux chgts.
=> ouverture de consonne (= devient une voyelle), demande moins d'efforts (toujours ce souci entre l'hypo et l'hyper-articulation).

Pour connaître l'évolution d'une langue, il a fallu à un moment savoir comment on prononçait la langue dans le passé.

On a des indices:
_ l'orthographe française:
ex. monsieur, avec sieur qui vient de seigneur.
_ la poésie:
quand un mot rimait avec un autre, cela nous indiquait sa prononciation.
_ les grammaires de l'époque, etc.

Mais quelle était l'intonation des phrases?
C'est plus compliqué à retrouver!
C'est grâce aux positions de l'accent qu'on en déduit les changements segmentaux mais c'est grâce à ces changements segmentaux qu'on arrive à retrouver les positions d'accent d'avant. => ça tourne en rond ("le serpent qui se mord la queue", d'après gengen XD).
Donc on a à ce sujet plus d'hypothèses que de certitudes.

Pour le français.

C'est le français qui s'est le plus éloigné du latin parmi les langues romanes.
cf le ppt du cours.

vidéo avec voile du palais
/beb~e/
anticipation de l'ouverture du voile du palais.
Rousselot, déjà à son époque, avait compris que tous les articulateurs n'avaient pas la même inertie et que le velum était un organe lent => décalage entre les différents articulateurs.
-> ça demande bcp d'énergie de parler plus lentement, de mieux articuler, d'attendre que le velum se baisse ou remonte...

ex. maintenant
/t/ est le seul phonème non nasal: il est au mieux nasalisé, sinon il disparait carrément.

=> pour réduire l'effort, on va réduire les différences entre les sons lorsqu'ils sont côte à côte.

Autre exemple.

Aux USA, tendance à nasaliser alors que la nasalisation n'est pas distinctive (ils n'ont pas de voyelle nasale en anglais).
Pourtant, on s'aperçoit que:
_ can't: ne prononce plus le /t/ (l'impression d'un /t/ vient du durcissement du /n/) et nasalise le /a/.
_ can: se prononce /kan/.
=> distinction entre can et can't par le trait nasal de la voyelle!

La nasalisation est un marqueur sociologique aux USA et non quelque chose de distinctif et, pourtant, c'est possible que ça évolue.

Autre exemple.
Les plis vocaux.

En anglais, patrick: le /p/ est aspiré (avec un h en exposant, normalement ^^') lorsqu'il se trouve en début d'une syllabe accentuée (c'est le cas du /pa/ de patrick en anglais).
Pourtant, dans le mot spin, le /p/ est non aspiré.
Explications:
Lorsque la syllabe est accentuée, on a un allongement du phonème et comme /p/ est non voisé, le /a/ qui suit et qui demande une vibration des cordes vocales n'a pas un peu voisement tout de suite; le voisement est plus tardif, c'est ce qui donne cette impression de souffle après le /p/. Cette tension des cordes disparait avec un /p/ non accentué, puisque l'articulateur (les cordes vocales et les aryténoïdes, en l'occurence) fait moins l'effort de maintenir un beau dévoisement.
C'est ce qui explique que certaines consonnes non voisées se voisent lors de l'évolution d'une langue si elles sont en contexte /+voisé/ loin de l'accent.

Voilà pour le CM3. Il était long! :-p
Pour info, ce CM s'est arrêté sur la diapo 32 du ppt.
Bonne lecture et bonnes révisions ^^
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MessageSujet: CM4 du 20/10/08   Mer 12 Nov 2008 - 14:36

CM 4 du 20/10/08

Evolution des langues
Rappel du CM précédent

cf TD la prosodie

interaction entre segmental et suprasegmental: la réalisation des segments est influencée par le suprasegmental.
ex. la position par rapport à la frontière du mot (lexical, morphologique...) et aussi statut accentuel de la syllabe et donc du phonème dans la syllabe.

Syllabe CVC
C: attaque; V: noyau; C: coda (optionnel)
Si le son se trouve en coda, il est moins bien articulé et va perdre de son renforcement contrairement à celui en attaque.

cf ppt: la figure.
Plus les voyelles sont courtes et plus elles vont vers le centre acoustique du triangle. Inversement, plus les voyelles sont longues et plus elles vont à la périphérie du triangle.

Sur base des formants, ça ne se montre pas, mais avec la phonétique articulatoire, on peut montrer que les voyelles fermées du type /o/, /u/, /i/ ont tendance à se fermer lorsqu'elles sont accentuées.
ex. c'est pìtoyable !
avec /pi/ accentué -> le /i/ ne s'entend plus, on entend de la friction pcq le /i/ est tellement fermé que ça se rapproche d'une fricative.

Pour les consonnes.
En position accentuée ou forte (initiale de mot, p.ex.), on a une forte résistance au chgt car la consonne est renforcée.
A l'inverse, en position faible, les occlusives ont tendance à s'ouvrir et se spirantiser et, lorsque la consonne est en finale, à se dévoiser, voire même à disparaitre.

Cf diapo 33 du ppt.
Fin du rappel du CM3.

Pour le voisement.
Une consonne dévoisée en intervocalique, i.e. en position faible, aura tendance à se voiser car les cordes vocales ne vont pas vraiment prendre la peine de s'interrompre pour marquer le dévoisement, mais vont juste s'arrêter mollement de vibrer.
C'est ce qui se produit dans les assimilations de voisement.
ex. absurde -> /apsyRd/

C'est du moindre effort car si on hyperarticule, on arrive à maintenir une non voisée et une voisée côte à côte.

Point de vue aérodynamique

Voisement = vibration des cordes vocales + flux transglottique, i.e. de l'air passe entre les cordes vocales.

Le problème, c'est lorsque le conduit vocal se ferme pour une occlusive -> il ne peut plus y avoir de flux transglottique.

p.ex. essayons de faire un /b/ long.
On obtient une géminée et on sent que la gorge se gonfle : l'air qui vient des poumons ne peut plus sortir à cause de l'occlusion donc on fait comme les ballons de baudruche ^^'
Quand on a gonflé au maximum notre conduit vocal, il n'y a plus de place pour l'air venant des poumons, donc l'air cesse de passer à travers la glotte.
Du coup, plus de flux transglottique -> du coup, plus de voisement!
=> on ne peut pas faire des occlusives voisées infiniment longues.

=> les occlusives sonores longues vont avoir tendance à devenir sourdes.

Cela explique aussi que, sur la finale d'un mot, même si la syllabe est accentuée, on a généralement un dévoisement (puisque les dernières syllabes sont souvent allongées, pour ceux qui n'ont pas suivi...).

Inversement, les occlusives sourdes trop brèves vont avoir tendance à se sonoriser.

Ces phénomènes prosodiques entraînant un raccourcissement ou un allongement ont bien une répercussion au niveau segmental, i.e. voisement ou dévoisement; ils existent en synchronie et en diachronie.

Ces voisements/ dévoisements sont également renforcé par un phénomène perceptif.
p.ex. pour les occlusives sourdes trop brèves, une partie du silence est perçue comme sonore.
L'oreille est habituée à un certain "timing".
p.ex. les phonèmes nasals sont généralement plus longs que les oraux, du fait que le velum est un organe lent, donc si on raccourcit une nasale, on la percevra comme une orale, même si la nasalité est bien là.

Passage du latin au français.

Cf l'exemple de subitanum.

Les voyelles /i/ et /u/ sont plus faibles que les voyelles ouvertes comme le /a/ et ont donc tendance à disparaître plutôt qu'à être transformées.

Pourquoi plus faible?
1er formant très bas -> bouche fermée.
Si on veut crier, on ouvre la bouche; les voyelles ouvertes sont naturellement plus intenses.
/i/ et /u/ ont une intensité plus faible.
=> pour être bien entendu, /i/ et /u/ doivent être longs
=> en position faible et raccourcissante, pas assez intenses donc en danger.

/ripa/ -> rive
/a/ s'est réalisé en schwa puis ne s'est plus prononcé (mais est resté dans l'orthographe).

Comme ces phénomènes sont physiologiques, ils sont peu ou pas influencés par la linguistique et vont donc se retrouver dans un grand nombre de langues.

ex. savon dans toutes les langues
-> tjs une structure disyllabique
-> un /s/ à l'initiale
-> en intermédiaire, /v/, /f/, /p/ ou /b/ (labiale).
-> voyelle ouverte ou semi-ouverte dans la première syllabe.
-> voyelle souvent nasale dans la deuxième syllabe.

Syllabe lourde = CVC et plus (comme CVCC, p.ex. parc...)

En latin classique, l'accent était sur la syllabe lourde, donc non fixe (pénultième ou antépénultième).
Puis l'accent a été fixe sur la pénultième.
Pas distinctif en français bien qu'assez fréquent (on constate une baisse de la mélodie qui commence seulement à partir de l'avant-dernier mot d'une phrase, et même à partir de l'avant-dernière syllabe de l'avant-dernier mot).

=> Double accentuation (proposée par un hongrois du nom de ???) en français:
_ accentuation finale qui était un simple rallongement;
_ accentuation à l'initiale de mot, proche d'un accent d'intensité; on parle d'un accent didactique.
Ex. j'ournaliiiste.

Comment est-on passé de l'accent en latin à l'accentuation d'aujourd'hui en français?

Après les invasions germaniques, en gallo-romain, l'accent était très fort et très intense sur la pénultième.
=> disparition de la sylmlabe post-tonique à cause de la suraccentuation de la syllabe tonique;
=> accent principal alors sur la finale (puisque si on enlève la syllabe finale, l'avant-dernière devient dernière).

Vaissière (cf. ppt)
affaiblissement de l'accent de mot et début de dominance des faits d'intonation.

explications:
le mot a un peu perdu son statut lexical, i.e. on ne peut pas distinguer les mots sur base d'un signal sonore, i.e. les mots ne sont pas isolés les uns des autres dans la parole.
Le mot est dans un groupe, un syntagme qui va être accentué et qui se distingue des autres syntagmes.

=> ce n'est plus tellement la finale du mot qui sera accentuée mais la dernière syllabe du groupe et le mot à l'intérieur du syntagme a perdu son identité.

Cela s'est co-produit avec un phénomène de liaisions et d'intonations à l'intérieur du syntagme, i.e. notion d'accent de groupe.

Exclamation la double accentuation du mot existe toujours, mais est noyée dans la masse.


Dernière édition par culfinwen le Lun 8 Déc 2008 - 16:27, édité 3 fois
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MessageSujet: CM5 du 27/10/08   Mer 12 Nov 2008 - 14:38

CM 5 du 27/10/08

(celui-là non plus, je ne l'ai pas encore... un peu de patience!)
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MessageSujet: CM6 du 10/11/08   Mer 12 Nov 2008 - 14:57

CM 6 du 10/11/08
Suite du CM 5 sur les tons


Précisions:
Ce cours n'a duré que 30 min puisqu'il était suivi de 45 min de partiel et que, en plus, M. Gendrot était malade - souvenez-vous, cela faisait descendre sa fréquence vocale d'environ 15 Hz! (j'ai vraiment une mémoire qui sert à rien...) - ce qui l'a convaincu d'abréger.
Ce CM-là se base sur le ppt "Universaux prosodiques" en ligne sur agora.

Notes de cours.

Deux grands types de tons:
_ les tons ponctuels;
_ les tons mélodiques.

Ponctuel: distinction sur la hauteur de son ton (=> il faut au moins deux hauteurs différentes qui vont s'opposer).

notations:
accent aigu: ton haut (et non pas montant)
accent grave: ton bas (et non pas descendant)
trait plat: ton moyen (mais tout les tons sont plats!)

Enormément d'informations grammaticales sont indiquées par ces tons, p.ex. temps, mode d'un verbe, possession, etc.
-> mouvement dans les tons modulés.

Mélodique:

ex. mandarin
L'important, c'est la modulation et non plus la hauteur du ton.

Pour le ton "mélodie égale", on s'aperçoit que c'est théoriquement un ton haut mais que s'il est produit moyen ou bas, ce n'est pas grave, du moment qu'il est plat.

Ces tons sont "aidés" par d'autres indices qui vont permettre les distinctions:
_ durée;
_ cas de glottalisation (en vietnamien, p.ex.);
_ qualité de voix;
_ etc.
=> ce sont des différences acoustiques qui viennent s'ajouter aux différences de tons.

Cf le Master de Phono ("je repasse la patate chaude" dixit M. Gendrot).

Tomogenèse: l'origine des tons.
On s'aperçoit dans une langue non tonale, les voyelles suivies d'une consonne voisée ont des fréquences F0 plus basses que si elles étaient suivies d'une consonne non voisée.
ex. /bak/ vs /bag/ -> F0 du /a/ de /bag/ est plus basse que celui de /bak/

=> phénomène phonétique qui s'est phonologisé!
=> a priori, un détail phonétique mineur (non perçu et non utilisé par les locuteurs) va être conservé et amplifié pour obtenir des contrastes et s'en servir dans une langue comme quelque chose de distinctif.

Ce CM s'est arrêté là, puisqu'il y a eu partiel! :-D
D'ailleurs, à votre avis... la choucroute est-elle un lègue des invasions germaniques du Ve siècle? hein???? XD
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MessageSujet: CM7 du 17/11/08   Jeu 20 Nov 2008 - 18:19

CM 7 du 17/11/08
Suite des CM 5 et 6: Les langues à accents


Merci de vous rapporter au ppt correspondant en lisant ces notes de cours.

L'accent

Ne pas confondre avec:
_ l'accent régional;
_ la proéminance (quand on veut mettre l'accent sur qqch).

Bcp de ressemblance avec les langues à tons (donc bcp de répétitions...).
Différence ton/accent: Dans les langues à tons, toutes les syllabes portent un ton alors que, pour les langues à accent, ce sont quelques syllabes parmi les autres qui sont accentuées.

Deux types d'accents:
_ accent tonique - on parle de syllabe tonique par opposition à inaccentuée ou atone (jargon de linguistique);
_ langue à accent de hauteur ou accent mélodique (ex. japonais).

Ce qui fait trois catégories de langues:
_ langues à ton (avec les sous-groupes "registre" et "ton mélodique");
_ langues à accent tonique;
_ langue à accent mélodique.
(Parfois, on considère seulement deux catégories, les langues à ton et les langues à accent qui sont chacunes séparées en deux sous-groupes; cela dépend des auteurs.)

Réponse à une question du partiel de la semaine passée.
Dans les langues à ton, on a des variations prosodiques qui vont marquer la syntaxe à condition de respecter la F0 utilisée pour les [phonèmes? - on entend mal ce que le prof dit, je vous précise ça dès que j'ai récupéré le CM sur les tons ^^]
=> Dans les langues à ton, il y a présence d'un accent tonique qui est malgré tout secondaire.

On ne peut pas avoir d'accent sur rien du tout, il faut forcément une syllabe pour le porter.
Sans le support des phonèmes et de la syllabe, l'unité accentuelle n'existe pas. Ce n'est pas qqch de segmentable (comme un phonème qui se segmente en traits distinctifs); on est donc, comme pour les tons, au niveau suprasegmental.

Les langues à ton sont majoritaires dans le monde. La raison en est qu'en Afrique, on a près de 2000 langues différentes, ce qui est presque la moitié de la totalité des langues répertoriées à travers le monde.
Les langues à accent tonique sont en grande part indo-européennes.

Dans les langues à accent, les syllabes atones sont majoritaires (seules qq syllabes sont accentuées).
=> oppositions syllabes accentuées / inaccentuées qui va véhiculer une notion de regroupement.

=> expérience en psycho-acoustique. (est-ce que vous aussi, vous avez un petit frisson de délice qui vous remonte le long de la colonne vertébrale quand vous entendez un mot comme ça? ça provoque chez moi une sorte de... de... prrrrrrr... ^^)
Stimuli synthétiques qui n'étaient pas des stimulis de paroles:

(1). tatatata:tatatatata:tatatatatata:
(2). tatatatàtatatatatatàtatatatatàta

Dans (2), /tà/ a la même durée que /ta/ mais est bcp plus intense. Les deux points dans (1) représente un allongement (plus longue durée).

On a demandé aux auditeurs de faire des regroupements.
Pour (1), l'allongement de /ta:/ marquait la fin d'un groupe (phrase ou syntagme) alors que, pour (2), l'accentuation /tà/ marquait un début de groupe, la première syllabe d'une phrase ou d'un syntagme.

Le syst. accentuel met en avant une partie du mot alors que le syst. tonal garde au même plan toutes les syllabes du mot.

Quelles sont les manifestations acoustiques de l'accent?
_ augmentation d'intensité (plus d'énergie, plus de souffle);
_ augmentation de durée;

quoi d'autre?

On oppose en général l'accent tonique où on a une augmentation de l'intensité à l'accent de hauteur où la F0 d'une syllabe augmente. En fait, pour l'accent mélodique, on a une ligne de hauteur de base d'où va se détacher la syllabe accentuée (ex. japonais -> modification de la mélodie).

Pourquoi ne pas considérer les langues à accent tonique comme des langues à tons puisque on a seulement des modifications de F0?
Parce qu'on a une syllabe accentuée parmi plusieurs et pas toutes...

L'augmentation d'intensité est variable selon les langues.

Dans les langues romanes, l'augmentation d'intensité est assez marquée.
Pourtant, pour le français, elle est quasi-inaudible.
-> Peut-on considérer que le français n'a pas d'accent? Certaines théories disent que non (-> plus pratique d'un point de vue typologique).

En français, l'accent tonique (qui est en fait un allongement, voire parfois une augmentation de la hauteur) se positionne sur la fin.
ex. petiiiiiiiite XD
S'il y a une augmentation d'intensité, elle est inaudible.

La petite maison dans la prairie n'est plus diffusée.
-> 3 syntagmes.
On a un allongement sur la fin de la phrase et un allongement entre le SN et le SV (sur "prairie") qui est plus important que celui de fin de phrase.
=> groupe de sens.
En débit rapide, "la petite maison dans la prairie" peut être considéré comme un seul syntagme sans allongement sur "maison".

Réponse à une question du partiel.
Parallèle entre hiérarchie prosodique et hiérarchie syntaxique?
Oui dans certains cas; p.ex. parole lue à débit relativement lent.

Au sein d'un même syntagme, on note un allongement en fin de mot en plus de celui en fin de syntagme, mais moins marqué.

Y a-t-il un accent tonique en français?
Oui si on consièdre que l'accent tonique englobe plusieurs paramètres que sont:
_ la F0;
_ l'intensité;
_ la durée.

Distinction entre accent primaire et accent secondaire.

accent primaire = accent tonique.
accent secondaire = accent qui accompagne l'accent tonique pour les mots un peu plus longs; moins intense que l'accent primaire.

cf TD.

Ex. des langues germaniques:
l'accent lexical est fort marqué; l'accent secondaire permet de transmettre de l'information morphologique, comme l'accent primaire, avec notamment la distinction entre particules et radical.

Autres manifestations acoustiques de l'accent.

En français: la durée (on vient de le voir).

En anglais, allemand, néerlandais: prononcé plus haut, i.e. F0 plus élevée.
Mais Exclamation l'important, c'est le contraste. On peut donc aussi avoir une F0 plus basse.
Cette variation F0 accompagne généralement la variation intensité.

Ex. de l'italien.
_ augmentation de F0;
_ augmentation d'intensité;
_ augmentation de durée ou quantité (terme plus phonologique) => typique de l'italien.
Ces variations de durée sont prosodiques et non segmentales (domaine du suprasegmental), contrairement aux variations de durée phonologiques lorsque /i/ s'oppose à /i:/ p.ex., puisque l'opposition voyelle longue / voyelle brève ne permet pas de paire minimale en italien.
En italien, c'est le dernier segment de la syllabe qui porte l'allongement (mais oui, souvenez-vous, une syllabe à plusieurs segments - cf cours de L2 et CM4 de L3).
ex. /patto/ -> le /t/ est allongé, on obtient une géminée.
Pour augmenter une occlusive, on augmente la durée de l'occlusion, i.e. du silence.

Vous avez peut-être l'impression que je fais une redite quand je parle (encore) de l'intensité, de F0 et de la durée à chaque langue.
En fait, les 3 paramètres (intensité, durée et F0) sont repris par toutes les langues à accent, mais dans des proportions propres à chacune d'elles.

Diachronie.
C'était aussi une question du partiel.
La position de l'accent joue un rôle très important dans l'évolution de la langue.
p.ex. voyelle accentuée -> plus longue, diphtongaison, fermeture pour les voyelles fermées /i/, /y/ et /u/ (liée à l'agrandissement du triangle vocalique).

En général, l'accent se trouve plutôt vers la fin du mot: sur la dernière syllabe, l'avant-dernière ou l'antépénultienne.
Pour un mot bisyllabique, l'avant-dernière syllabe est aussi la première, mais on dira avant-dernière. Cela permet d'établir des généralités.

Pour l'anglais, l'accent est dit libre (il faut apprendre la place de l'accent avec le mot).

En espagnol, l'accent est normalement sur l'avant-dernière syllabe si le mot se termine sur une voyelle ou /f/ ou /m/; autrement, il est sur la dernière.
L'accent dans cette langue est intéressant parce qu'il permet de marquer des notions grammaticales (conjugaison).

3 types de fonction de l'accentuation:

_ contrastive: celle qui va appliquer un contraste entre deux syllabes, voire deux mots.
-> en anglais, l'accent contrastif est sur le mot le plus important dans la phrase selon le locuteur => il faut lire dans l'esprit des gens pour deviner la place de cet accent.

Les autres fonctions: cf le ppt.

Le cours s'est arrêté là puisque la dernière demie heure a servi à corriger le partiel et donner le barème de notation... ainsi qu'à parler de ce forum :-p
Si quelqu'un veut que je mette en ligne les corrections en question, demandez-le... ^^ (sinon, je ne le ferai pas!)
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MessageSujet: CM8 du 24/11/08   Mer 10 Déc 2008 - 20:47

CM 8 du 24/11/08

Celui-là, je crois que je l'ai récupéré (soit c'est le cm, soit c'est le td du mardi, je n'ai pas encore vérifié...), je vous mettrai les notes dès que possible. Si ça ne va pas assez vite à votre goût, je peux vous envoyer ça directement sur mail...

Si, par malheur, ce n'est pas le bon cours, il faudra qu'une bonne âme poste ce cours à ma place ^^'


Dernière édition par culfinwen le Mer 10 Déc 2008 - 20:55, édité 2 fois
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MessageSujet: CM9 du 01/12/08   Mer 10 Déc 2008 - 20:51

CM 9 du 01/12/08

Commençons par une petite blague.

Jakobson donne une conférence en 1941 sur l'acquisition du langage chez les enfants. Il soutient que tous les bébés babillent pareil.
"Et d'ailleurs, dit-il, la première syllabe de tous les bébés est /pa/ ou /ba/"
Effectivement, comme argument, /p/ est la consonne la plus répandue dans les langues du monde (cf UPSID), c'est une bilabiale et les bébés jouent beaucoup avec leur bouche, etc. Et puis la voyelle /a/ c'est la voyelle par excellence, c'est la plus ouverte.
Dans l'assemblée, un homme se lève et dit: "Mais professeur, mon bébé n'a pas dit /pa/. Son premier mot, c'est / afriquée post-alvéol ik/. Du coup, votre théorie tombe à l'eau...!"
Jakobson s'étonne. En effet, la première consonne est une affriquée, absolument pas labiale, et puis la voyelle est un /i/, rien à voir avec un /a/. En plus, la syllabe a une coda /k/, alors que /pa/ n'a pas de coda...
"Mais vous êtes sûr que votre enfant n'a jamais fait de /p/ ou de /b/?
_ Non, jamais, monsieur.
_ Et le /i/, c'est vraiment un /i/? Il n'a jamais fait de /e/, par exemple?
_ Non non, que des /i/.
_ Et il y a toujours un /k/ en finale?
_ Oui oui..."
Jakobson réfléchit, réfléchit... quand soudain:
"Ah, j'ai trouvé! Votre bébé fait bien un [pa] phonétique, monsieur! Mais c'est un / afriquée post-alvéol ik/ phonologique."

J'adooooore cette blague!!! ^^

Bref... pour revenir au cours:

Exclamation tuyau pour l'examen!
Différence entre phonétique et phonologie!
cf les cours de L2 premier semestre.
phonétique: [], notion de forme sous-jacente
phonologie: //, notion de forme de surface...

Reprise du cours.
Cf ppt sur l'acquisition du langage chez les enfants (diapo 9-10).

Est-ce que le babillage est un proto-langage ou un simple jeu mécanique de la bouche du bébé?

Des études montrent que la bouche s'ouvre plus à droite pour les babillages et s'ouvre plus à gauche pour les sourires. Ce serait lié aux hémisphères cérébraux: le côté droit de la bouche correspondrait à l'hémisphère gauche.
=> le sourire et le babillage activent des parties différentes du cerveau.
=> le babillage n'est pas un jeu ou, du moins, c'est une activité différente du sourire.

Bon, j'ai trouvé le ppt très complet et j'ai assez peu de notes pour la suite. Eventuellement, rapportez-vous aux cours d'acquisition du langage de L2 premier semestre.
Quelques définitions et explications du ppt...

input: ce qu'il entend, apport de la famille et de son entourage.

LAE: langage adressé à l'enfant.

biomécanique: ne prend en compte que les contraintes physiques et physiologiques du conduit vocal; le cerveau du bébé et ses processus mentaux ne sont pas pris en compte.

diapo 15.
Vers un an, le conduit vocal est similaire à celui de l'adulte, mais l'enfant ne maitrisera complètement ses articulateurs qu'à 5-6 ans. Donc si l'enfant ne parle pas à la naissance, ce n'est pas uniquement à cause de contraintes biomécaniques!

diapo 28.
Head-turn preference procedure (ou regard préférentiel)
Exclamation tuyau
principe: l'enfant, qui contrôle son regard (plus de 5 mois), va tourner la tête et regarder ce qui est nouveau.
L'enfant est attiré par la nouveauté.

diapo 31.
Avant un an, le filtre phonologique s'est mis en place chez le bébé et il ne fait plus de distinction pour les phonèmes qui ne sont pas de sa langue.

Voilà, je n'ai pas d'autres notes (le ppt, dispo sur agora, est vraiment complet et, en plus, il reprend plein de choses que vous êtes sensés DEJA savoir puisque c'est déjà la deuxième année qu'on fait de l'acquisition du langage, les jeunes! alors je n'ai pas envie de faire le perroquet.)
Bonne lecture!


Dernière édition par culfinwen le Sam 17 Jan 2009 - 16:36, édité 5 fois
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MessageSujet: CM10 du 08/12/08   Mer 10 Déc 2008 - 20:56

CM 10 du 08/12/08

Celui-là, je ne l'ai pas non plus... je l'aurais peut-être d'ici ce week-end, il sera posté pdt les vacances, avec un peu de chance...! ^^'
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MessageSujet: CM11 du 15/12/08   Lun 12 Jan 2009 - 21:49

CM 11 du 15/12/08

Suite des 2 CM précédents.
Théorie motrice de la parole.

Les expérimentations de perception catégorielle laissaient entendre que les consonnes et les voyelles n'étaient pas traitées de la même façon en perception.
P.ex. la distinction entre p et t, p et v, t et k... est traitée de façon catégorielle (c'est l'un ou l'autre, ce n'est pas qqch de graduel).

Le voyelles, elles, seraient traitées graduellement.
Rapport entre perception et articulation.
=> l'articulation des V est continue (mâchoire et langue bougent de façon progressive) donc c'est normal de percevoir cette continuité entre les V.

Les expérimentations commencent dans les années 50, ppalement sur les occlusives.
Au Japon, on reprend les expériences et on les élargit à d'autres classes de phonèmes.
On s'aperçoit alors que les résultats ne sont plus aussi nets: plus de traitement aussi catégoriel que ça dans la perception des consonnes.
Et même les voyelles pouvaient être perçues de façon catégorielle si on modifie les conditions d'expérimentations, dites défavorables (p.ex. rajouter du bruit dans le casque, baisser le volume, augmenter le volume, raccourcir la durée des syllabes...). Cela augmente la difficulté pour l'auditeur qui passe en traitement catégoriel.

Pb. Est-ce que les conditions d'expérimentations influent sur le résultat? Et même, est-ce qu'elles fournissent à elles seules le résultat?

=> résultats japonais en désaccord avec les 1ers travaux.
Qui a raison?

Les conditions expérimentales.

Dans quelle mesure les résultats sont-ils conditionnés par la nature de la réponse demandée au sujet?
Les gens devaient répondre oui ou non -> pas de choix intermédiaire, ce n'est pas graduel -> doit-on s'étonner d'avoir obtenu des résultats binaires donc catégoriels?

=> on a refait les expériences avec d'autres méthodes.
La méthode du temps de réaction ( Exclamation tuyau)
méthode où on demande de répondre le plus vite possible => ce temps de réponse n'est pas aléatoire, on se rend compte que plus on approche du point de rupture catégoriel, plus le locuteur met de temps à répondre. C'est donc qu'il hésite et qu'il est sensible à ces variations.

Est-ce que la perception catégorielle n'est qu'un artefact des conditions expérimentales?
Oui et non.

=> L'auditeur a deux sortes de codage de l'information: un plutôt phonétique et un plutôt phonologique; i.e. il distingue les phonèmes les unes des autres et, au sein d'un même phonème, il peut percevoir les nuances.

Donc OUI, perception catégorielle!
Et en fonction des conditions expérimentales, le locuteur peut passer d'une forme de codage à l'autre.

Comment est-ce que le locuteur peut faire la différence de deux sons qui sont rattachés à une même catégorie phonémique?

=> plusieurs types de son pour un même phonème.
cf prototype (CM précédent).

Expérience: "jugement de qualité"
attribution d'une note à un phone.

Exclamation tuyau à l'exam!
V.O.T.: on le fait varier et le voisement va commencer de plus en plus tard après la barre d'explosion. On demande alors aux auditeurs ce qu'ils préfèrent.
On obtient de bons et mauvais "exemples".
cf la théorie des exemplaires (non détaillées ici).

Le meilleur des exemplaires est le prototype. Plus on s'en éloigne, plus la note sera mauvaise.

A lire en psycho cognitive:
"l'effet barnum" sur internet.

Les catégorisations dans l'espace acoustique se font à partir de ces prototypes qui sont espacés les uns des autres.

Si c'est un son d'une autre langue, on sera plus sensible à ses variations qu'un son de notre langue, car on aura tendance à le rapprocher de nos catégories (donc effacer les variations) -> assimilation du phonème entendu au prototype.

Identification des phonèmes: influence du contexte.

La co-articulation ne fait pas obstacle à l'identification des phonèmes par l'auditeur.
P.ex. carabine / carabane
Le /a/ souligné est un /a/ antériorisé (harmonie vocalique avec le /i/).
Si on prend "cara-" de carabane et qu'on lui accole le "-bine" de carabine, les informations sont discordantes.
Résultats: lorsque les stimuli sont discordants, les auditeurs les identifient moins vite ( -> troublés car non naturel).

=> Ces co-articulations ne troublent pas l'auditeur; il va même, à force d'expérience, s'appuyer sur ces variations fines et inconscientes pour reconnaître les mots.
Il exploiterait ces effets de contexte pour reconnaître les phonèmes plus facilement.

Influence du lexique dans la perception de la parole.

Dans quelle mesure un locuteur va-t-il se servir de ses connaissances lexicales pour identifier une suite de phonèmes?

On se rend compte que le locuteur va identifier le mot en entendant le début du mot ou ses premières syllabes et qu'il n'écoute pas la fin.
Expérimentations: on fait écouter des mots à des auditeurs et on leur demande de retrouver les phonèmes utilisés dans le mot, ou alors, d'appuyer sur un bouton dès qu'ils entendent un phonème choisi.
On masque avec du bruit le /b/ de ballon et les auditeurs disent entendre ce /b/ -> ils le reconstruisent.

Autre expérience de perception catégorielle:
on va du /s/ vers le /fricative post-alvéo/
progressivement, on diminue un peu le niveau du bruit et on demande aux locuteurs s'ils entendent un /s/.

On parle de biais vers le /s/ ou le /fricative post-alvéo/ en fonction de ce qui existe dans le lexique.
savon vs chavon
sapin vs chapin
chapeau vs sapeau ...
Le locuteur a tendance à penser qu'il entend l'un ou l'autre des phonèmes en fonction de ce qu'il reconstruit dans le lexique.
=> perception altérée parce que le lexique fait référence au lexique.

Effet top down: on passerait d'une perception des phonèmes à une utilisation du lexique (d'un niveau plus bas à un niveau plus haut de construction) en permanence et en fonction du contexte.

Segmentation.

Expérience de détection de fragments.
Les auditeurs ont une cible (p.ex. la cible "pa").
Ensuite, ils écoutent un mot.
Est-ce que le mot contient la syllabe cible?

Ce qu'on se demandait: le locuteur répondra-t-il plus vite pour balcon que ballon lorsque la cible est "bal"?
Lorsque la cible correspond à une syllabe du mot, son identification se ferait plus vite.
=> le découpage des mots se feraient par syllabe (et non par phonème).
=> effet syllabique.

S'oppose à la théorie phonémique qui dit que plus il y a de phonèmes, plus il faut de temps pour comprendre.

Effet syllabaire très contesté à ce jour...
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MessageSujet: Partiel   Mer 8 Avr 2009 - 9:37

Bonjour tous!

J'ai retrouvé le sujet de partiel du premier semestre que nous avions eu en contrôle terminal. Pas mal d'entre vous, inquiets de la deuxième session, m'ont demandé de mettre le sujet ici, donc je vais vous copier les deux questions ouvertes que nous avons eu puisque le partiel de deuxième session ne comportera plus de QCM mais bien 5 questions ouvertes du même type que celles-ci.

Notre partiel contenait 9 questions de type QCM et 2 questions ouvertes.
Si quelqu'un le réclame, je remettrai volontiers les QCM ici, mais nous avons eu beaucoup de questions similaires au partiel des contrôles continus.

Questions de fond.

10. Indiquez quelques exemples de différences entre le traitement phonétique et le traitement phonologique de la parole (en 25-30 lignes) ?

11. Le langage est-il inné ou acquis? Indiquez quelques arguments pour les 2 hypothèses (en 25-30 lignes).


Je n'ai pas eu une super note mais si certains le souhaitent, je pourrai poster ici mes réponses. A vous de voir.
Bonnes révisions.
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MessageSujet: partiels 2008-2009   Lun 16 Nov 2009 - 20:15

Bonjour, bonjour!

Ayant redoublé ma 3e année je mets, pour ceux que ça intéresse, les sujets des partiels CM de l'an dernier.

J'ai effacé les mauvaises réponses et les réponses incomplètes, ça ne vous servira à rien ^^

le partiel de mi-semestre:
[img][/img] [img][/img]

le partiel de fin de semestre:
[img][/img] [img][/img] [img][/img] [img][/img]

j'ai également mi le partiel de TD de M.Gendrot dans la partie TD de Mme. Legendre


==> ajout 10/03/10: j'avais mis des liens megauplaod mais en fait c'est trop compliqué, il suffit d'enregistrer les images pour les agrandir sur son pc. Je me complique la vie souvent...


Dernière édition par 31lalo le Mer 10 Mar 2010 - 18:18, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: CM de phonétique L5F01 - M. Gendrot   Jeu 21 Jan 2010 - 10:18

Coucou tout le monde!!


Je vous met dès à présent le partiel de phonétique de cette année (voilà comme ça c'est fait!)!!


Je mettrai celui de mi-semestre plus tard...


Celui de fin de semestre (il y a aussi le TD parce qu'on passait les deux en même temps en 1h30! Super! Par contre j'ai du rendre les spectros):

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MessageSujet: Re: CM de phonétique L5F01 - M. Gendrot   Mer 3 Fév 2010 - 12:12

Partiel de mi-semestre CM, j'ai effacé les erreurs et parfois corrigé:

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MessageSujet: Re: CM de phonétique L5F01 - M. Gendrot   

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CM de phonétique L5F01 - M. Gendrot
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