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 Acquisition de la langue seconde - Mme Kingler

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culfinwen
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MessageSujet: Acquisition de la langue seconde - Mme Kingler   Mar 11 Nov 2008 - 20:47

CM 1 du 13/02/08
Langue seconde


Vous retrouverez dans ce cours bcp d'auteurs déjà vus en acquisition du langage au premier semestre.
Commençons! ^^

Introduction


Les behavioristes estiment qu'on apprend la langue seconde comme la langue première, par imitation, mais que la langue première est inhibitrice.

Bruner:
_ hypothèse
_ stratégie
_ prédictibilité

On considère que l'apprenant est exposé à la langue cible, qu'il fait des hypothèses sur la structuration et le fonctionnement de cette langue et met en oeuvre des moyens pour produire dans cette langue.
L'apprenant va faire un certain nombre d'inférences, il a appris des structures qu'il met en relation avec d'autres structures, ce qui lui permet d'établir des règles.
On retrouve ces travaux en psycholinguistique.

En étude d'acquisition de la langue seconde, on relève des productions d'apprenants sur le terrain. Il s'agit d'une méthode empirique. On ne fait pas venir les apprenants en labo pour les faire porter des jugements de grammaticalité comme on le ferait en langue première.
Ensuite, comme un linguiste, on va décrire les données. Deux types de description possibles:
_ analyse diachronique (données longitudinales);
_ vérification d'hypothèses : formulation d'hypothèses puis vérification ou infirmation grâce à des données qu'on peut comparer, d'apprenants différents (travaux transversaux).

On peut travailler en contexte guidé comme en contexte non guidé.

Comment s'approprie-t-on le savoir linguistique?
Question toujours à l'ordre du jour qui influence les classes de langue: si on avait un réponse, on changerait les méthodes d'enseignement.

La relation acquisition/didactique est en débat ouvert encore aujourd'hui.

CONCEPT/THEORIES en linguistiques (et psycholing.)
=> Application à l'acquisition de la L2
=> Application à la didactique des langues (L2)


Il y a toujours des controverses, polémiques théoriques et méthodologiques au sein de la linguistique.
Tout ce qu'on voit dans ce cours est aussi valable pour la langue première.

*Compétence transitoire
CORDER, "Que signifie les erreurs des apprenants?", article paru dans Langages n°57, 1967.

*Interlangue (IL)
SELINKER, 1972

La compétence de l'apprenant tend à s'approcher de celle du natif, c'est pourquoi on parle de compétence transitoire.
L'interlangue est une langue de l'apprenant qui s'approche en diachronie de la langue du natif et qui n'est pas non plus la langue cible.

Labov: théorie variationniste.
Reprise par TARONE, 1988.
S'oppose à la théorie chomskiste.

Travaux en didactique:
_ dans les années 1950, les méthodes d'enseignement de L2 s'appuient sur la linguistique et psycholinguistique: différents courants!
_ PUREN "Histoire des méthodologies"
_ Exercices de répétition (p.ex. les méthodes Assimil): courant behavioriste.
_ Centration sur l'apprenant: on prend en compte les besoins langagiers des apprenants pour créer de toute pièce des séquences pédagogiques; l'enseignant devient un facilitateur.

Les grands axes des courants de recherche en acquisition de la langue seconde.

1e PHASE: Avant 1965
Influence behavioriste avec deux analyses:
_ analyse contrastive;
_ analyse de fautes.

Puis CORDER permet de sortir de l'impasse behavioriste en introduisant la "compétence transitoire".

2ème PHASE: Après 1965, la phase des "modèles"
_ SELINKER (1969-72): Interlangue (IL)
_ DULAY et BURT (1974): "construction créative"
_ KRASHEN (1977/ 81-82): "modèle du moniteur" (monitor/monitoring)
_ SCHUMANN (1970): "pidginisation et colonisation"
_ BOUTON (1969): "auto-contrôle"

3ème PHASE: Travaux empiriques
Grands projets de recherches effectuées par des labo dans différents pays pour converger vers l'acquisition d'une langue seconde chez des locuteurs qui n'ont pas la même langue première.

Le cours suivra globalement ce plan. ^^
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culfinwen
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MessageSujet: CM2 du 20/02/08   Jeu 13 Nov 2008 - 18:15

CM 2 du 20/02/08
Langue Seconde


1e PHASE: Travaux influencés par le behaviorisme:
_ analyse contrastive;
_ analyse des fautes.

I. Analyse contrastive.

Repose sur une idée très ancienne qui est que la langue première exerce une très forte influence sur le processus d'acquisition de la langue seconde ou étrangère.
17e siècle: on rédige dès cette époque des ouvrages de fautes typiques selon la langue première et la langue seconde. On pense que le locuteur d'une telle langue première produira tel type de fautes en langue seconde.
Idée reprise en 1957 par LADO.

L'analyse contrastive consiste à décrire les langues dans un cadre structural (comme en linguistique) en recensant les ressemblances et différences entre ces langues. On va ensuite postuler que les différences interlinguistiques seront des sources de difficultés pour les apprenants.
Donc on a l'idée que plus les langues sont éloignées (étymologiquement) et plus ce sera difficile pour les apprenants.
ex. le genre masc/fem en français mais pas en finnois.

Résumé en 3 points de cette analyse:
_ analyse structurale = meilleur outil pour l'enseignement des langues;
_ comparaison des structures de chaque langue permet de prévoir les erreurs des apprenants;
_ prédiction de progression dans l'apprentissage.

Cette idée de comparaison reste jusqu'en 1969.
Cela nécessite une chose: l'enseignant connait la langue première des apprenants pour pouvoir comparer.

On veut enrailler le rôle néfaste de la langue première dans l'acquisition de la langue seconde. P.ex., en cours de langue seconde, il est interdit de parler en langue première...

Polémiques:
1/ les erreurs prévues ne sont pas systématiquement attestées dans les productions des apprenants;
2/ on observe les mêmes erreurs chez des apprenants d'une même langue seconde mais de langues premières différentes;
3/ certaines erreurs faites par des apprenants d'une langue sont aussi faites par des natifs de cette langue;
4/ le recensement d'erreurs et de difficultés ne correspond pas du tout à la réalité.

=> l'influence de la langue première dans l'acquisition de la langue seconde n'est plus aussi certaine.

II. Analyse des fautes.

Remonte au 17e siècle où l'on rédige des recueils de fautes.
Méthodologie indirecte: le maître de langue relève systématiquement les fautes des élèves.
1929: la grammaire d'Henri Frei, qui est une grammaire des fautes, a tenté de donner une explication fonctionnelle sur les écarts par rapport à la norme; la faute de langue est considérée comme un paliatif pour combler le déficit qu'on a dans la langue.

Par la suite, on a quantifié les erreurs mais insuffisamment quantifié les formes correctes.
Autre problème: différences entre faute absolue et faute relative difficiles à définir.

Fin des années 60: opposition entre les partisans de l'analyse contrastive et ceux de l'analyse des fautes (ou erreurs).
Les partisans de l'analyse des fautes vont critiquer l'analyse contrastive:
1/ Le fait que deux langues partagent des structures ne signifie pas que les structures de la L2 seront plus facile à acquérir, et vice versa.
2/ Le pédagogue n'a rien à faire d'une analyse structurale des langues.
3/ L'analyse contrastive ne tient pas compte de la variabilité des contextes d'enseignement.
4/ L'analyse contrastive accorde trop d'importance à l'interférence (de la langue première sur la langue seconde); d'après l'analyse des fautes, l'interférence n'est pas la seule source d'erreur.

III. CORDER

Ce sont les travaux de Corder (1967-1971) qui vont proposer une alternative aux deux analyses.

Innovations:
_ Interlangue
_ Distinction entre fautes et erreurs.

Erreur: ce que l'apprenant fait systématiquement; systématisation, constance et structure; n'appartient pas à la langue première.
C'est à mettre en relation directement avec la compétence (Chomsky). Corder est influencé par le courant générationiste (grammaire intériorisée).
L'erreur est le signe que l'apprenant découvre la langue et ses règles et les applique. Ses règles sont en vigueur dans son interlangue.

Interlangue: système de l'apprenant qui ne correspond pas au système de la langue seconde ni de la langue première.

En écoutant ses erreurs, on peut reconstruire l'interlangue d'un apprenant à un moment donné. Cette interlangue évolue pour tendre vers la langue seconde.
erreurs = indices d'acquisition en cours.

Fautes: ce qui advient dans la performance de façon accidentelle et non systématique (p.ex. le lapsus).
Peut être commun aux apprenants et aux natifs.

Les erreurs ont une triple interprêtation:
_ dans l'enseignement guidé, elles fournissent des indications à l'enseignant sur le stade où est l'apprenant;
_ elles fournissent des indices aux chercheurs sur la manière dont on acquiert une langue donnée;
_ elles fournissent à l'apprenant la possibilité de créer des hypothèses sur la façon dont fonctionne la langue seconde.

On traite la langue des apprenants comme un dialecte idiosynchratique (propre à l'apprenant) et les règles qui sous-tendent ce dialecte ne sont pas uniquement issues de l'apprenant.

Hypothèse nouvelle: les stratégies de l'apprenant de langue seconde sont les mêmes que dans l'acquisition de la langue première.

Etude selon Corder (toujours d'actualité):
_ données textuelles d'apprenants à analyser;
_ données intuitionnelles (on sollicite des jugements d'acceptabilité de la part d'apprenants ou on leur demande d'énoncer les règles grammaticales qu'ils ont mis au point);
_ observer de façon longitudinale les productions de l'apprenant.

Influence de la langue première:
_ avant Corder: interférence.
_ après Cordre: transfert.
La notion de transfert implique que l'apprenant est actif, qu'il recopie des structures de sa langue première.

L'apprenant progresse selon deux stratégies:
_ intralangue: au sein de la L2, l'apprenant fait des hypothèses et élabore des règles;
_ interlangue: il explore la L2 à travers des stratégies acquises en langue première.

=> il faut connaître la langue 1ère de l'apprenant pour faire des hypothèses de transfert.

Le CM 2 s'arrête là ^^
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MessageSujet: CM3 du 27/02/08   Ven 28 Nov 2008 - 23:44

CM 3 du 27/02/08
Langue seconde


2ème Phase: Phase des "Modèles".

Modèle = Théorie, paradigme.

Ce sont les travaux de Corder qui ouvrent une deuxième génération de travaux qui vont s'intéresser aux productions des apprenants, sans faire de recherches étiologiques des erreurs.

Modèle des systèmes approximatifs

Systèmes approximatifs: compétence transitoire.

Lorsqu'on acquiert une langue seconde, on passe pour des systèmes qui ne sont pas forcément ceux de la langue et qui sont susceptibles de se stabiliser.
Le système d'un apprenant est en perpétuelle évolution.

Interlangue (1967)

Théorie influencée par Chomsku et Van Rein.

identification interlinguale (= contact de langue)
-> transfert linguistique
-> stratégie d'apprentissage
-> transferts d'apprentissage
-> stratégie de communication
-> surgénéralisation
=> IL (psycholinguistique)

SELINKER définit l'IL comme une variété d'apprenant, i.e. doit être étudiée pour elle-même (et non servir la recherche d'erreurs).
Struct. psycholinguistique m.e.p. au moment de l'apprentissage de la langue seconde.
Selinker pense que l'IL résulte de 5 processus centraux:
1) transfert linguistique: apport de la langue première à la langue seconde.
2) transfert d'apprentissage: dû à la façon dont il apprend.
3) stratégies d'apprentissage: attention focalisée sur la struct. de la formation.
4) stratégies de communication: dû à la situation de communication.
5) surgénéralisation de matériaux de langue seconde: p.ex. le cas d'un étudiant japonais qui avait fait une hypothèse sur l'utilisation de que et qui en français; pour lui, il s'agissait d'un accord en genre.

Les deux plus importants sont le transfert linguistique et la surgénéralisation.

Construction créative
DULAY et BURT (1974)

Etude sur des enfants qui apprennent l'anglais en Californie.
Se rapproche de la théorie humaniste.

L'enfant qui apprend la langue deux est déjà détenteur d'une maturité cognitive et une expérience de l'apprentissage linguistique par sa langue 1.

Proche de la théorie générativiste => postulat qu'ils sont guidés par la G.U. innée et qu'ils vont reconstruire la grammaire de la langue seconde.

=> Résultat attendu: Le fossé entre leurs productions et la langue deux va se combler. Les production des enfants ne se calquent sur rien mais découlent d'une grammaire innée.

Pidginisation et créolisation

Pidgin : mot anglais prononcé par des chinois
= langue composite née pour des raisons commerciales.
Le pidgin ne remplace pas la langue nationale.

Créole : différente langue née de la colonisation et de l'esclavage.

Pourquoi étudier les créoles dans ce cours?
-> les structures mises en place par les apprenants dans les langues secondes sont comparables aux structures des créoles.

Fin du CM 3! ^^
Le cours suivant a été un partiel.
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MessageSujet: CM 4 - partiel   Ven 28 Nov 2008 - 23:52

CM4 du 05/03/08
Langue Seconde


Partiel! XD
Je vous mets le sujet ici (on sait jamais, ça peut peut-être vous aider à réviser :-p).

Répondez brièvement et clairement aux trois questions posées. L'accès aux documents de cours ou à d'autres documents n'est pas autorisé pour ce partiel.

1/ Expliquez la différence entre faute et erreur. A qui doit-on cette distinction?

2/ Qu'appelle-t-on "transfert linguistique" (language transfer) et à quel modèle cette notion appartient-elle? Donnez des exemples.

3/ De quel(s) type(s) de données faut-il disposer pour étudier des productions d'apprenants de langue seconde?


Voilà ^^
La suite des CM un petit peu plus tard.
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RubieHJ
Consultant(e)


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MessageSujet: Re: Acquisition de la langue seconde - Mme Kingler   Jeu 22 Mar 2012 - 22:46

    Quelqu'un aurait noté le site pour apprendre l'anglais que la prof a noté au tableau la dernière fois? ><

    C'est bon, problème résolu.


    Réponse après longue réflexion: tolearnenglish.com !
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MessageSujet: Re: Acquisition de la langue seconde - Mme Kingler   

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Acquisition de la langue seconde - Mme Kingler
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