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 figures de styles et de rhétorique

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kat
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Nombre de messages : 40
Age : 35
Localisation : paris
Cursus : Licence 3 FLE
Date d'inscription : 06/10/2006

MessageSujet: figures de styles et de rhétorique   Mer 15 Nov 2006 - 17:49

petites définitions, ou exemples tirés du GRADUS

Adynaton : hyperbole hyperbolique : sorte d’hyperbole dans laquelle l’exagération est si grande qu’elle réfère à une impossibilité.

Allégorie : description ou récit consistant en la personnification d’un être abstrait (guerre par exemple), dans une suite de métaphores, en général, à valeur didactique (parabole, proverbe…)

Allitération : son identique répété

Anachronisme : discordance de date

Anacoluthe : asymétrie syntaxique, causée par une rupture. Ex : « le nez de Cléopâtre, s’il eût été plus court, toute la face de la terre aurait été changée » Pascal.

Anagramme : « chien, niche »

Palindrome : anagramme avec symétrie axiale

Anamnèse : remémoration ; « lui qui a … »
Anaphore : ( ≠ épiphore) : répétition du même mot en tête de phrase

Antilogie : contradiction entre les idées

Antimétabole : « manger pour vivre et non vivre pour manger »

Antimétathèse : « violes voilées »

Aphérèse : (≠ apocope) retrait d’une syllabe/lettre en début de mot

Archaïsme : mot vieilli, désuet, inusité

Assonance : vague allitération

Bathos : gradation ascendante, brusquement rompue

Césure : limite des syntagmes

Chiasme : « j’ai joué avec Julie, avec Alice je causais

Circonlocution : dans une discussion, tourner autour du pot, par embarras

Contre-litote : hyperbole destinée à dégonfler une idée : ex : "ne crachez pas, pensez aux innondations de la Seine"

Contre-pléonasme : au lieu de rapprocher des signifiants dont les signifiés sont identiques, ce qui est le propre du pléonasme, on utilise des signifiants identiques dont les signifiés diffèrent, au moins par la fonction.

Diaphore : répétition d’un mot déjà employé avec une autre nuance ou un autre sens

Digression : parenthèse orale ou écrite pour exprimer une autre idée au sein d’un discours

Dissonance : mélange de sons inharmoniques
Distinguo : faire éclater une notion tenue pour homogène en deux termes opposés

Dubitation : hésitation dans l’oraison

Elision : effacement d’une voyelle pour éviter l’hiatus

Ellipse : suppression de mots nécessaires à la plénitude de la construction syntaxique, mais compréhensible

Epenthèse : addition, insertion d’une lettre/syllabe dans un mot

Saupoudrage : multiplication d’épenthèses

Epiphonème : exclamation sentencieuse par laquelle on termine un récit (qui se détache de par son aspect généralisant)

Epiphrase : partie de phrase qui paraît ajoutée en vue d’indiquer les sentiments de l’auteur ou de la personne

Ergoterie : argument trop mince, par lequel on tente de se donner une raison à tous prix

Euphémisme : déguiser des choses désagréables ou graves par un procédé d’atténuation : litotes, métonymie

Gradation : présenter une suite d’idées ou de sentiments dans un ordre tel que ce qui suit dise toujours ou un peu plus ou un peu moins que ce qui précède, selon que la progression est ascendante (climax), ou descendante (anticlimax)

Grandiloquence : ton sublime affecté, emphatique

Haplologie : n’énoncer que l’une des deux articulations semblables : « solitude » au lieu de « sollicitude »

Homonymie
: prononciation identique, graphie distincte

Hyperhypotaxe : insertion de subordonnées en trop grand nombre

Incohérence : métaphore qui réunit deux images incompatibles

Inconséquence : écart consistant à coordonner deux idées qui n’ont apparemment aucun rapport logique entre elles
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kat
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MessageSujet: Re: figures de styles et de rhétorique   Mer 15 Nov 2006 - 18:29

voici un échantillon de procédés rhétoriques se situant dans le champs intéressant de l'inversion du sentiment ;
en voici quelques aspects :

RETOURNEMENT DE SENTIMENT : ex : "Adore-t-on ce que l'on a brûlé, brûle-t-on ce que l'on a adoré? "

EFFET INVERSE : La signification réelle du discours est-elle le contraire de ce qu'on dit? ; ex :" C'était affreux, il se baissait (baissant la voix) pour ramasser son bouton qui était tombé."

ASTÉISME : Veut-on que le lecteur prenne méliorativement ce qui est dit péjorativement ou vice-versa? ex :" Un cordon si peu distingué, n'as-tu pas honte?" (en vue de témoigner d'une admiration de connaisseur).

LITOTE : Nie-t-on le contraire, pour atténuer, avec un résultat inverse? ex :" --- Me voilà! --- Pas trop tôt!! "
Will : je rejouterais l'exemple : "tu es propre !" qu'une mère dis à son enfant qui rentre déguelassé ^^

OUTRANCE : Va-t-on à l'encontre des bons sentiments naturels? ex : "Au lieu de bousculer les passagers avec des coups de frein, pourquoi ne pas écraser quelques passants? "

ÉLOGE SUBVERSIF : Exagère-t-on l'éloge de quelqu'un pour mieux le ridiculiser ensuite? ; ex : "Que vous êtes poli! Que vous sentez bon! "

CHLEUASME :
Se dénigre-t-on à tort? ; ex : "Excusez-moi. Ce que je peux être idiot par moments! "
remarque personelle : le chleuasme est abondamment utilisé dans notre société notamment par certaines femmes (et oui, il faut bien dire ce qui est !) en vue d'attirer l'attention voire la compassion (la réponse à ce chleuasme se réalisant la plupart du temps en "mais non tu n'es pas moche", ou "mais non tu cuisines bien"), ce qui constitue un jeu pitoyable où à chaque fois l'on se demande s'il faut le considérer comme risible, ou tout simplement exaspérant.

HYPERCHLEUASME : Se dénigre-t-on avec raison mais en vue de se disculper? ; ex : "Oui, cher ami, je suis un maladroit, une brute si vous voulez, excusez-moi, voulez-vous? "

HUMOUR PATAPHYSIQUE
: Un jeu sur les sens tropologiques remet-il astucieusement en question les valeurs de la société et même la cohérence mentale de l'auteur? ; ex : "Ce sport de la pendaison n'a par malheur aucune sanction officielle en France. Chaque amateur se voit forcé d'être à la fois l'exécuteur et le patient, et sa performance ne dépasse pas, si nous osons ainsi dire, la portée d'un vice solitaire". (A. Jarry, Hanging, dans la Revue Blanche, 1er février 1902)
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